29.05.22
19:50

F1: Pérez, nouveau prince de Monaco à l'assaut du championnat

Ni la pluie, ni la concurrence n'auront eu raison de lui: le Mexicain Sergio Pérez (Red Bull) a résisté jusqu'au bout à la concurrence pour remporter dimanche le Grand Prix de Monaco de Formule 1, et revient progressivement sur Verstappen et Leclerc au championnat.

A l'issue d'une course à rebondissements écourtée en raison de la pluie et d'un accident, "Checo" a tenu tête à la Ferrari de l'Espagnol Carlos Sainz, deuxième, elle-même talonnée par le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) et l'autre Ferrari de Charles Leclerc, qui échoue au pied du podium malgré sa pole position. 

"C'est un rêve qui devient réalité, en tant que pilote on rêve de gagner ici. Après notre course à domicile, il n'y a pas de week-end plus spécial qu'ici (...) garder Carlos derrière n'était pas facile", a réagi Pérez, qui a notamment bénéficié d'une stratégie payante de changement de pneus en première partie de course pour s'adjuger la victoire à l'arrivée.

A l'issue de la manche monégasque, si Verstappen (125 points) mène toujours le championnat, neuf points devant Leclerc (116), les deux hommes forts de la saison vont désormais devoir garder un oeil sur Pérez, puisque le Mexicain, troisième au général, revient à six unités de Leclerc avec 110 points.

Sous les yeux de quelque 24.000 spectateurs qui étaient attendus sur le Rocher, dont un parterre de VIP parmi lesquels la légende française du football Zinédine Zidane ou l'acteur américain Patrick Dempsey, Pérez signe sa première victoire de la saison et la troisième de sa carrière.

 

Course écourtée 

 

Le départ de la course a été retardé de plus d'une heure à cause de la pluie - puis le GP a été interrompu une vingtaine de minutes après la sortie de route de l'Allemand Mick Schumacher (Haas), sorti indemne malgré sa monoplace coupée en deux contre les barrières de sécurité.

Conséquence: sur les deux heures de course allouées par le règlement, les pilotes ont été privés de plus d'une dizaine de tours, toutefois suffisant pour attribuer l'ensemble des points aux dix premiers pilotes.

Parti en pole position mais victime d'une erreur de stratégie de la part de la Scuderia, Charles Leclerc signe, lui, la mauvaise opération du week-end.

"C'était un véritable désastre aujourd'hui. La victoire était clairement entre nos mains, nous avions la performance, nous avions tout, je ne comprends pas vraiment l'appel que j'ai reçu (l'équipe lui a demandé dans la confusion de rentrer aux stands pour à nouveau changer son train de pneus, ndr) et j'ai besoin d'explications pour le moment", a réagi le local de l'étape.

Cette étape qu'il n'a pas remporté mais qu'il est enfin parvenu à terminer. Jusqu'à présent, "son" circuit ne lui a jamais vraiment souri puisque chez lui, le Monégasque a toujours dû abandonner depuis 2017 après des problèmes techniques ou des accrochages.

Derrière, la 5e place est revenue au Britannique George Russell (Mercedes), suivi de son compatriote Lando Norris (McLaren), 6e. L'Espagnol Fernando Alonso (Alpine), le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), le Finlandais Valtteri Bottas (Alfa Romeo) et l'Allemand Sebastian Vettel (Aston Martin) complètent le Top 10.

Le Français Esteban Ocon, 9e à l'issue de l'épreuve, rétrograde à la 12e place après une pénalité de 5 secondes reçue pour son accrochage avec Hamilton au 18e tour. Parti de la 17e place, l'autre Français Pierre Gasly remonte à la 11e place grâce à la pénalité de son compatriote.

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