24.05.22
08:23

Budget wallon : "On a vraiment essayé de trouver des poches qui n'impactaient pas le citoyen"

Adrien Dolimont,  Ministre Wallon du Budget (MR), était l’invité de Martin Buxant.

Le ministre est venu évoquer le budget wallon bouclé hier. Le solde brut à financer est de plus de 4 milliards d'euros, un montant atteint en raison de la crise en Ukraine et des inondations de l'été 2021. "À cause de tout ce qu'on a connu depuis le début de la législature. Elle n'a pas été  épargnée, on a connu le covid, les inondations et maintenant, la guerre en Ukraine. C'est pour cette raison que nous avons mis en place un plan de relance. Et tout ça fait que des investissements importants ont été consentis", a précisé Adrien Dolimont. 

"Je n'ai pas envie de dire que tout va mal. Cela n'aidera pas notre cause, je suis transparent. Notre dette se monte à un montant supérieur de 33 milliards d'euros". Le budget a dû être adapté en cours d'année, a-t-il précisé. "Il nous a été recommandé de faire un effort structurel de 150 millions cumulatif par an. Cet effort a été réalisé, on a encore diminué de 147 millions le niveau de solde brut à financer. Mais l'année prochaine, ce sera 300 et puis après 450. C'est de plus en plus compliqué. Dès maintenant, on doit réfléchir à la mise en oeuvre du budget 2023 pour réfléchir à la façon de faire des économies."

En termes d'échéances, la Wallonie se projette sur dix ans pour faire revenir la dette wallonne à un niveau soutenable. "Mais je ne sais pas vous dire qu'elle crise il va y avoir demain" a nuancé le ministre libéral, "mais l'objectif est là".  Il a ensuite détaillé la façon dont les autorités entendent aller chercher les fonds. "On est allés chercher dans divers politiques menées. Notamment le fond de rayonnement pour la Wallonie qui est passé de 15 à 5 millions. On a diminué les frais de fonctionnement dans divers organismes, administrations ou UAP. On a vraiment essayé de trouver des poches (de financement, ndlr) qui n'impactaient pas le citoyen. C'est pour cela que nous n'avons pas mis de nouvelles taxes en place. On va devoir être de plus en plus créatifs. La première marche n'était pas la plus difficile, mais il va encore falloir faire des efforts", notamment au niveau des dépenses publiques. "C'est là qu'il y a le plus de marge", a-t-il ajouté. 

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