16.05.22
08:10

"Personne ne s'occupe de 2024, alors que dans le nord du pays, on voit clairement que quelque chose se prépare"

François De Smet, Président de Défi, était l'invité de Martin Buxant

  • 5 points d'action ont été défini ce dimanche au congrès Défi. Le premier : Remettre la Belgique en état fédéral, les francophones doivent s'unir.

"On est un parti qui a souvent vu juste sur l'institutionnel. Et là, on se dit qu'au fond, personne ne s'occupe du rendez-vous 2024, alors que quand on regarde le nord du pays, on voit que clairement quelque chose se prépare. La menace nationaliste est là, selon les sondages, la NV-A et le Vlaams Belang s'approchent des 50%. Les partis francophones ne sont pas à la hauteur en termes d'échange et sur la manière dont ils vont y faire face".

"Chaque parti doit travailler sur sa vision, nous on l'a fait, et puis qu'on voit ce qu'on a en commun à proposer en cas de revendications fortes de la Flandre. A priori on ne doit pas faire de réforme de l'état mais si on en fait une, on doit être prêt. Et si ça arrive, il faut solutionner les vrais problèmes qui existent et corriger les erreurs des précédentes réformes. Par exemple, il faudrait refédéraliser la sécurité d'existence, nous on pense que ce serait mieux gérer au niveau fédéral".

Une chose que le gouvernement fédéral a bien fait : "tiens pour 2024 demandons l'avis aux citoyens, ce que le gouvernement fédéral fait. Et si on demande l'avis au secteur de la santé, il demande qu'une seule unité de commandement"

  •  Impliquer davantage les citoyens

"il faut réconcilier citoyen et démocratie. Deux choses : ça marche au niveau local mais pas au niveau supérieur. On pense qu'il faut attirer plus de monde en politique car on a toujours les mêmes profils, les mêmes professions, assez peu d'ouvriers, enseignants, ... Nous on pense qu'il faut un congé politique (déjà le cas pour les fonctionnaires) pour n'importe quel job, on puisse créer quelque chose qui fasse qu'on donne son avis en politique. Il faut faire en sorte que les citoyens fassent plus de va-et-vient en politique".

  • Réduire le nombre de parlementaire

"On veut un maximum de 3 mandats successifs pour les parlementaires. Il faudrait aussi réduire de 89 à 60 les parlementaires, et arrêter les représentations des flamands d'un côté et francophones de l'autre parce qu'on joue avec le suffrage universel".

"On n'est pas antis flamands, on est anti nationaliste"

  • La laïcité, le vivre-ensemble

Dans certains partis, c'est dur de parler de laïcité, la séparation de l'église et de l'état mais aussi la prépondérance des lois civiles sur les lois religieuses. Par exemple, nous on veut une neutralité d'apparence dans la fonction publique pour les postes d'autorité. Pour nous, l'uniforme de l'état c'est l'absence de signe convictionnel"

  • Réforme fiscale

"Je crais qu'il n'y aura pas de réforme fiscale. Mais je pense que la charge sur le travail est trop forte. On construit notre système fiscal sur des mikados, il faut simplifier, supprimer un certain nombre de niches, et penser à aller chercher l'argent ou il se trouve. Si on allège la fiscalité on peut s'y retrouver".

Globalisation des revenus ? Il y aurait une piste à examiner. Ce n'est pas à rejeter car tout ce qui peut contribuer à plus de justice est bon à prendre

  • Allocations universelles 

"On n'est pas pour une a.u qui donnerait à tout le monde. Ce qui a du sens c'est de créer un bouclier social, entre 1000 et 1500 euros (le minimum pour vivre dignement), comme minimum de chômage, de pensions, mais qu'on ne donnerait pas à tout le monde. Personne ne doit se retrouver en dessous de 1500 euros par mois en Belgique"

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