12.05.22
16:42

Situation catastrophique à la police judiciaire fédérale: "On ne peut pas laisser le pays aux criminels"

Face à une situation "catastrophique" à la police judiciaire fédérale (PJF), les procureurs on dressé un constat clair: la situation à la PJF est "catastrophique". La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) s'est justifiée ce jeudi à la Chambre. 

"Dès notre entrée en fonction, mon collègue Vincent Van Quickenborne (ministre de la Justice, ndlr) et moi-même avons pris la pleine mesure des défis pour la police judiciaire fédérale. C'est bien sûr lié à un sous-financement historique, mais la police fédérale et la police locale ont dans  la ministre de l'Intérieur, une alliée", a-t-elle déclaré.


"Ma responsabilité est d'améliorer effectivement la situation des services de police et de laisser à mon successeur une police qui est dans un meilleur état que celle dont j'ai héritée. C'est même plus qu'une responsabilité pour moi, c'est une responsabilité pour les citoyens. On ne peut pas laisser le pays aux criminels. La criminalité organisée n'a pas sa place dans notre pays. L'appel des procureurs a été bien entendu. Pendant cette législature, on investit non seulement 100 millions euros de plus, mais aussi 310 millions d'euros de plus dans la police. C'est l'une des plus importantes augmentations dans l'histoire depuis la réforme de la police. Et la PJF est un bénéficiaire privilégié de ce budget. Je compte sur le management de la police intégrée pour utiliser efficacement ces injections budgétaires."

 

"Dans le futur, le gouvernement fédéral va investir 300 millions d'euros dans la digitalisation de la police. Après 20 ans de statu quo, j'ai investi dans un accord sectoriel, on va augmenter la position salariale de nos policiers. On va augmenter l'attractivité de la police et on va renforcer la police. Tout commence avec du personnel supplémentaire. On a augmenté la vitesse de la procédure de recrutement. Ces deux dernières années, on a déjà recruté plus de 550 personnes additionnelles pour la police fédérale, dont 220 pour la PJF. Et nous allons poursuivre cette tendance puisqu'une partie importante du recrutement de 1600 policiers - les nouveaux inspecteurs, sera dédiée à la PJF."

 

"Résorber un arriéré historique en un an et demi, ce n'est pas concevable. Nous avons inversé la tendance et nous allons continuer à renforcer les services de police.(...) Je me rends compte aujourd'hui que dans ce parlement, ce qui me réjouit d'ailleurs, il y a des alliés convaincus des services de police. Mais alors, de grâce, qu'on ne s'en tienne pas simplement à des propos. Il faut que cette indignation se traduise dans des choix et des soutiens financiers supplémentaires pour les services de police. Parce que nous savons que le contexte budgétaire est difficile. Nous savons que des choix s'imposent. C'est la raison pour laquelle, lors des prochaines discussions budgétaires, je mettrai à nouveau ce point sur la table et je compte effectivement sur le soutien de l'ensemble des collègues."

"Il est clair je veux renforcer les services de police. Je ne le fais pas pour des gadgets, pour avoir des voitures qui sont sympa. On ne le fait pas pour ça. On le fait véritablement pour la sécurité. Je considère cela comme ma responsabilité: renforcer les services de police de telle sorte que nous puissions effectivement agir au niveau de la sécurité aujourd'hui, mais également assurer la sécurité future pour les prochaines générations."

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