12.05.22
16:31

"La Belgique a demandé une enquête" dans l'affaire de la journaliste abattue par les forces israéliennes

Une journaliste d’Al-Jazeera est morte hier matin. Elle a été mortellement touchée par un tir alors qu'elle couvrait une opération israélienne. La nouvelle émeut le monde entier. Israéliens et Palestiniens s'accusent mutuellement, mais qui a tiré ? Une enquête est ouverte. De son côté, la Belgique a réagi en demandant également une enquête.

"Le journalisme doit être protégé et c'est clair que la personne était visible, était identifiable et c'est une obligation pour tout le monde de pouvoir défendre des journalistes qui font leur métier. La défense de la liberté de la presse, c'est aussi cela.

Et donc notre pays a transmis un message au ministère des Affaires étrangères d'une manière directe, on a demandé d'avoir des explications. On nous a aussi demandé qu'une enquête soit ouverte pour avoir plus de détails, de comment quelque chose de terrible comme ça a pu se passer.

On l'a fait au sein de la Belgique et on le fait aussi ensemble avec d'autres pays européens. Par rapport aux sanctions, je veux faire référence à l'accord de gouvernement, qui est clair par rapport à cela, qui stipule que la Belgique ensemble avec des partenaires, pourrait prendre des mesures réactives en cas d'annexion du côté d'Israël.",

a déclaré ce jeudi notre Premier ministre Alexander De Croo à la Chambre.


Les Palestiniens rendent hommage

Plusieurs milliers de Palestiniens ont rendu hommage jeudi à l'une des leurs, la journaliste vedette Shireen Abu Akleh tuée par balle lors d'une opération militaire israélienne en Cisjordanie occupée, les Etats-Unis et de nombreux pays condamnant sa mort et réclamant une enquête "transparente".

Représentants palestiniens, diplomates étrangers et une foule de Palestiniens ont participé à la cérémonie officielle à Ramallah, au siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, où le cercueil de la journaliste enveloppé du drapeau palestinien a été transporté.

"Nous vivions avec Shireen. Sa voix entrait dans chaque maison et sa disparition est une blessure dans nos coeurs", a témoigné Hadil Hamdan, 45 ans, venue saluer la mémoire de la journaliste, tuée mercredi d'une balle dans la tête à Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

L'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas a rejeté les appels à une enquête conjointe avec Israël sur sa mort. Elle a, de même que la chaîne qatarie Al Jazeera pour laquelle la reporter travaillait, accusé l'armée israélienne de l'avoir tuée.

Israël, après avoir dit qu'elle avait "probablement" succombé à un tir palestinien, a affirmé ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats.

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