12.05.22
09:26

"On n'a rien à gagner à avoir des élections anticipées", selon Joachim Coens

Joachim Coens était l'invité de Martin Buxant ce jeudi. Le politicien flamand est revenu sur les sondages catastrophiques du CD&V qui se retrouve dernier parti de Flandre dans les intentions de sondage. 

Les chrétiens-démocrates se retrouvent sous la barre des 10%, vu qu'ils ne recueillent que 8,7% des intentions de vote.  Des résultats qui ont poussé Joachim Coens, le président, à accélérer la procédure de son remplacement, alors que son mandat arrivait à échéance en décembre dernier. 

"Nous allons décidé ce soir de la date de l'élection du prochain président de notre parti", a-t-il expliqué. "On espère faire ça le plus vite possible. Cela devrait être avant les congés (d'été, ndlr)".

Amené à expliquer les raisons d'un tel désamour populaire, Coens pointe la montée des extrêmes et surtout un discours en inadéquation avec les attentes des électeurs. "Il y a beaucoup de partis en Flandre. Les extrêmes prennent le relais.  Nous devons avoir une communication plus populaire, avec du contenu qui touche les gens : par exemple, le revenu des gens, le pouvoir d'achat, la sécurité et la santé. Il faut de l'action à ce sujet." 

Pour autant, il défend le caractères centriste de son parti et refuse d'enterrer cette position "à cheval" entre des tendances davantage marquées à gauche ou à droite. "Dans tous les pays, il y a l'idée d'un grand parti de gauche et de droite. Je ne suis pas d'accord. En dehors des populistes des extrêmes gauche et droite, il y a un pouvoir qui peut exister au centre. D'après les sondages, les gens sont centristes : il y a une place pour diriger d'une manière équilibrée, au centre. La France, bien que le système électoral est différent, montre un chemin au centre. Même si Emmanuel Macron doit être moins élitiste, par l'attitude et les sujets. On doit  être plus proche du peuple, d'où notre slogan "Du peuple et pour le peuple". 

Pour l'heure, un nom se dégage pour lui succéder à la tête du parti chrétien-démocrate flamand : Sammy Mahdi. L'actuel secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration est le favori désigné et proclamé pour lui succéder. "C'est bien qu'il se déclare. C'est important que quelqu'un de son calibre soit candidat. Il sait communiquer dans les deux langues, c'est un bon candidat", tout en ne se mouillant pas. "Je dois être prudent s'il y a d'autres candidats, il faut respecter la procédure. Mais, à l'évidence,  Sammy Mahdi est un très bon candidat.

Enfin, il a également partagé son avis sur une éventuelle démission du gouvernement avant les prochaines élections, en 2024. "Je ne pense pas. On n'a rien à gagner à avoir des élections anticipées. La vraie réponse aux sondages, c'est d'avancer sur les pensions, la réforme fiscale. Il faut prendre les choses en main, et ce n'est pas en faisant tomber le gouvernement", qu'on avance. 

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