11.05.22
15:56

Allemagne: baisse de 25% du gaz acheminé par un des principaux gazoducs via l'Ukraine

Le volume de gaz russe acheminé en Allemagne via un des principaux gazoducs transitant par l'Ukraine a diminué depuis mardi de 25%, a indiqué mercredi l'agence allemande gouvernementale chargée de l'énergie.

"En raison de la réduction du transit, les volumes de gaz acheminés vers l'Allemagne via l'Ukraine (par le gazoduc Megal) ont diminué de 25% par rapport" à mardi, a précisé cette agence sur son site internet, assurant toutefois que "ces volumes (étaient) actuellement compensés par des flux plus importants, notamment en provenance de Norvège et des Pays-Bas".

L'approvisionnement en gaz de l'Allemagne est donc "stable" en partie grâce à ces apports, assure l'agence gouvernementale.

Les livraisons de gaz russe à l'Europe via l'Ukraine sont en baisse pour la première fois depuis le début du conflit, fin février.

L'opérateur ukrainien des gazoducs OGTSOU a accusé les forces russes d'"ingérence" dans ses installations de la région de Lougansk et d'empêcher de maintenir le flot habituel de gaz. 

Il a affirmé mercredi que le géant russe Gazprom avait coupé le robinet vers une des branches ukrainiennes du gazoduc, et demandé le transfert vers un autre point de passage.

Gazprom a affirmé qu'il était impossible de dérouter les livraisons, alors que les volumes transitant par un autre point de passage - situé à Soudja, dans la région frontalière russe de Koursk - ont déjà augmenté. 

Mais pas suffisamment pour compenser la baisse - de 18% mercredi, selon les Ukrainiens - des volumes transitant par les points de Lougansk. 

"Nous suivons de près la situation", a réagi mercredi le ministère allemand de l'Economie, dont le pays est l'un des principaux clients européens du gaz russe. Ces dernières semaines, la dépendance de l'Allemagne au gaz russe a été réduite de 55% à 35%.

"La sécurité énergétique de l'Allemagne est actuellement garantie", a-t-il ajouté. 

Jusqu'à présent, tant Moscou que Kiev maintenaient le flux de gaz, même si l'Union européenne s'efforce de se préparer à une rupture de ses approvisionnements depuis que Vladimir Poutine a ordonné le paiement des livraisons en roubles - une modification contractuelle que l'UE juge inacceptable.

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