10.05.22
17:14

Le Sri Lanka ordonne de tirer à vue pour réprimer les émeutes

Le ministère de la Défense du Sri Lanka a ordonné mardi à ses troupes de tirer à vue sur les personnes impliquées dans des pillages ou des violences, au lendemain d'actions de manifestants anti-gouvernementaux contre les domiciles d'élus du parti au pouvoir.

"Les forces de sécurité ont reçu l'ordre de tirer à vue sur quiconque pillera des biens publics ou attentera à la vie" d'autrui, a déclaré le ministère.

Le gouvernement srilankais a déployé des dizaines de milliers de militaires - armée de terre, marine et aviation - pour patrouiller dans les rues agitées de la capitale Colombo et ailleurs, au lendemain d'une journée de violences.

La police a déclaré mardi que huit personnes, dont deux policiers, ont été tuées durant une flambée de violences la nuit précédente. 65 bâtiments d'habitation ont été endommagés, dont 41 ont brûlé, et 88 voitures et bus ainsi que des centaines de deux-roues ont été détruits, selon la même source.

Le Sri Lanka est sous état d'urgence depuis vendredi, ce qui donne des pouvoirs élargis aux militaires pour arrêter des suspects.

Le gouvernement a également décrété un couvre-feu de deux jours, après l'attaque lundi par des partisans du pouvoir contre une manifestation pacifique, démarrée il y a un mois, demandant la démission du président Gotabaya Rajapaksa.

Selon le principal hôpital de la capitale, 219 personnes ont été blessées lors des violences de lundi et admises pour être soignées. Six autres personnes ont été blessées dans d'autres incidents.

Mardi après-midi, le chef de la police de Colombo a été agressé et son véhicule incendié par une foule furieuse lui reprochant de n'avoir pas protégé les manifestants pacifiques lundi.

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