09.05.22
13:08

Taha Bouhafs, la candidature qui divise l'Union de la gauche

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a demandé lundi à La France insoumise de "revoir" la candidature du journaliste militant Taha Bouhafs aux législatives françaises à Vénissieux (Rhône) pour "créer les conditions de gagner" dans cette circonscription.

Dans un tweet, Taha Bouhafs a vivement repoussé cette requête, interpellant le PCF: "Vous devez respecter l'accord que vous avez signé et retirer votre candidate cumularde". 

"Je comprends parfaitement la colère et la candidature de Michèle Picard (la maire communiste de Vénissieux) et nous avons dit à La France insoumise qu'il y avait un problème, nous continuons de discuter avec eux", a indiqué l'ancien candidat communiste à l'élection présidentielle, qui a participé samedi à la Convention actant la naissance à gauche de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes).

 

L'investiture confirmée dimanche dans la 14e circonscription du Rhône du journaliste militant Taha Bouhafs, condamné à 1.500 euros d'amende, notamment pour injure publique à raison de l'origine pour avoir traité la syndicaliste policière Linda Kebab d'"Arabe de service" - condamnation dont il a fait appel -, continue de faire des vagues.

"Je ne comprends pas que La France insoumise puisse présenter quelqu'un sous ses couleurs qui a été condamné en première instance pour injures raciales", a déploré le député du Nord, alors que cette circonscription a été réservée à LFI par l'accord de la Nupes. "Nous demandons à La France insoumise de revoir cette candidature et de créer les conditions de gagner là-bas face à En marche et au Front national", a-t-il ajouté.

 

 

Dans son tweet critiquant la "cumularde" Picard, Taha Bouhafs rappelle qu'elle est maire depuis 2009 et vice-présidente de la métropole de Lyon, depuis 2020. Il indique cependant à tort qu'elle est conseillère régionale: elle ne l'a jamais été. Il relève également que Mme Picard était "surtout candidate perdante aux législatives 2012 et 2017 arrivant quatrième derrière LFI" à ce dernier scrutin, et quatrième en 2012, derrière le PS, le FN et l'UMP, sous l'étiquette Front de gauche.

"Nous allons continuer de défendre ce qui a fait notre originalité, notre différence, mais ce qui est le plus important, c'est que nous nous soyons mis d'accord sur des mesures d'urgence que les Français attendent", a par ailleurs plaidé M. Roussel à propos de la nouvelle union pour les législatives.

"La France des jours heureux [son slogan à la présidentielle], je continuerai de la porter, nous pouvons la faire vivre aussi dans cette coalition que nous avons décidé de construire", a-t-il insisté.

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