06.05.22
07:42

"Le saut d'index est une mesure très, très asociale"

Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB, était l'invité de Martin Buxant.

Jeudi, la Fédération des entreprises de Belgique a présenté son plan "Horizon Belgique 2030" visant à réintégrer le peloton européen des pays les plus performants. 

"Notre idée était de dire : en 2030, pour le 200e anniversaire de la Belgique, comment pouvons nous faire pour que nous soyons dans le peloton de tête ?  (...) nous sommes le troisième pays de l'Europe après l'Allemagne en termes d'investissements en recherche. C'est donc faisable et notre idée, c'était de se dire : pourquoi pas pour l'enseignement ? Pourquoi pas pour la compétitivité ? Pourquoi pas pour l'économie circulaire ? Pourquoi pas en terme d'énergies renouvelables et en terme de mobilité ?"

Après de nombreuses concertations avec les patrons et les entreprises de Belgique, la FEB a identifié quatre grands défis pour la Belgique : le vieillissement, la perte de productivité, l'écologie au sens large (durabilité, énergie renouvelable, etc) et le marché de l'emploi. Pour répondre à ces défis, la fédération préconise de grands changements voire une "révolution" dans quatre grands domaines : la numérisation et le verdissement de notre économie et de notre société, la modernisation de notre marché du travail et un meilleur fonctionnement de nos pouvoirs publics.  

En matière de compétitivités des entreprises, Pieter Timmermans regrette que la crise actuelle et l'augmentation des coûts soient minimisées par certains.

"En Belgique, soit, on fait comme dans le passé, on minimise, on minimise, on dit que ce n'est pas grave. Ou bien, on s'attaque aujourd'hui au problème et c'est une crise, c'est un choc externe imposé à notre pays. Notre appel est de dire tout le monde doit faire l'effort, le monde du travail, le monde des entreprises et les autorités publiques." 
 

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans la vidéo ci-dessus.

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