04.05.22
07:48

"Il faut augmenter la croissance et l'emploi plutôt que la taxation"

Fabrice Brion, cofondateur et CEO d’I-care, était l'invité de Martin Buxant.

La société montoise I-care est spécialisée dans les solutions de maintenance industrielle. Fondée en 2004, l'entreprise surveille les équipements industriels de milliers de clients grâce à ses outils basés sur l'intelligence artificielle et les données qui prédisent les défaillances à l'avance. Ils ont annoncé mardi la signature d'un contrat record avec un géant européen de la chimie renforçant leur statut de leader mondial de la santé des machines.

"Je pense qu'aujourd'hui, la révolution numérique et tout ce qu'elle entraîne rebat les cartes, permet à n'importe quelle entreprise basée n'importe où dans le monde dans un marché bien spécifique, d'avoir des entreprises de taille mondiale avec un avantage technologique compétitif et des potentiels de croissance qui sont quasi illimités, en tout cas pour les 5 à 10 prochaines années, à partir de Mons ou de n'importe quel endroit en Belgique.", explique Fabrice Brion.

I-care possède des bureaux à Houston, au Texas. Le CEO regrette de ne pas s'être implanté aux Etats-Unis plus tôt : "Ça a sans doute été notre plus grande erreur de ne pas ouvrir plus tôt aux Etats-Unis. C'est aussi un message que je veux faire passer. C'est souvent un marché qui fait peur ou qui impressionne. Mais je pense qu'on est beaucoup plus proche intellectuellement et culturellement des Etats-Unis que d'autres marchés."

Fabrice Brion a également donné son avis sur la proposition politique qui vise à taxer les "riches" et les grosses entreprises.

"Dans toutes les recettes qu'on essaye d'appliquer, c'est de diviser la tarte dans des morceaux plus petits et plus équitables. Je pense qu'il y a beaucoup plus de valeur ajoutée à trouver pour chacun, à essayer d'augmenter justement cette tarte, d'augmenter la taille de ce potentiel. Pour moi, il faut augmenter la croissance et l'emploi plutôt que la taxation. Je ne suis pas contre des changements de taxation, mais je pense que ça doit venir après. Si on n'a vraiment pas réussi à avoir une croissance forte et je pense que le digital peut amener une croissance forte. Plus que le taux d'emploi, ce qui me dérange aujourd'hui dans notre situation socio-économique, c'est le taux de pauvreté. On a un taux de pauvreté en Belgique qui est de l'ordre de 15 %. On a un taux de pauvreté en Europe qui est de l'ordre de 20 %. On ne peut pas avancer et on ne peut pas se dire satisfait des résultats qu'on a quand on laisse une personne sur cinq ou une personne sur six en dessous du seuil de pauvreté."

 

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans la vidéo ci-dessus.

 

 

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