04.04.22
11:41

"Si on ne fait rien d'ici 2030, on sera à 50 milliards de dette en Wallonie, c'est-à-dire trois fois son budget annuel"

Maxime Prévot, président du parti "les Engagés", était l'invité de Romuald La Morté

 

Conclave budgétaire fédéral et déficit chiffré à 21 milliards d'euros

"Le contexte est particulier et personne ne peut prétendre faire des miracles. On ne sait pas comment le réglé à long terme. Si on ne fait rien, d'ici 2030, on sera à 50 milliards de dette du côté wallon, c'est-à-dire 3x l'équivalent du budget annuel de la Wallonie. Et personne aujourd'hui n'entame une réflexion sur comment on va dans les décennies qui viennent maitriser cet emballement et éviter la catastrophe" Selon lui, il faudra être attentif à l'avenir des générations à venir.

 

Augmentation prix des carburants et une enveloppe de 30 millions d'euros du gouvernement à destination des partenaires sociaux pour ceux qui sont obligés d'utiliser leur voiture. Que va-t-on faire avec cet argent ?

"Dès que le gouvernement est dans une impasse, il utilise l'argument des partenaires sociaux. Il est temps que rapidement cette enveloppe se traduise en faits pour ne pas laisser des semaines à la discussion et à la négociation. Il faut une réaction en urgence". Selon lui, ces 30 millions auront un effet relativement modeste

 

Réduire la vitesse pour réduire les prix du carburant ?

"Institutionnaliser le 100km/h sur l'autoroute me semble excessif. Pour moi, il faut voir comment proposer des alternatives crédibles à ceux dont la prise d'un véhicule est une nécessité. En Wallonie, il n'y a parfois par d'autres choix que de se déplacer en voiture".

 

Souveraineté alimentaire

"Depuis trop longtemps, on est un pays qui a abandonné sa souveraineté alimentaire, même aujourd'hui on remarque que l'on a sous-traité notre souveraineté énergétique et militaire. Nous plaidons pour une Europe de la défense. Aujourd'hui, on ne doit pas verser dans le protectionnisme, et à un moment donné on doit pouvoir densifier la collaboration européenne".

Pour revenir à notre souveraineté alimentaire, il pense à protéger les agriculteurs belges, et à être dans une démarche de soutien dans les mois qui viennent, alors qu'ils feront les premiers les frais des conséquences du présent. "On doit quitter le schéma d'après-guerre dans lequel on s'est enfermé, ce modèle est épuisé et doit se régénérer. C'est ce que nous proposons avec Les Engagés car nous avons défendu un projet avec les nouveaux défis auxquels nous devons faire face".

 

Secteurs des diamants, faut-il s'y attaquer et l'intégrer aux sanctions russes ?

"Je pense que le gouvernement doit s'en occuper, mais que le gouvernement a peur de froisser Bart de Wever, et que quand il s'agit de toucher à ces secteurs, on y va à pas de loup. Pourtant je pense que ça doit faire partie des sanctions".

 

Accueil réfugiés ukrainiens à Namur : de quoi les communes ont besoin ?

"Ça fait trois ans que la Belgique est une fédération de communes, on le voit avec les crises successives, à chaque fois les communes, en première ligne sur le terrain, pallie les carences des autres niveaux de pouvoir, sans avoir beaucoup de soutien. On a besoin de clarté, il y une grosse mobilisation citoyenne pour le moment, mais il y a une part d'épuisement des volontaires qui étaient prêt à accueillir et ne comprennent pas qu'il ne sont toujours pas solliciter alors qu'ils voient à la télé que la situation empire".

Il attend aussi une aide financière. La Wallonie a octroyé un 1 euro à chaque foyer qui accueillait des Ukrainiens. En Flandres, ils octroient 1000 euros par réfugié ukrainien. "Une nouvelle fois, c'est la fragilité des finances communales qui va encaisser mais c'est le prix de la solidarité, de la dignité et de l'humanité"

 

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