04.04.22
13:30

Boutcha: "Ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis", déclare Alexander De Croo

"Les images horribles de Boutcha ne s'effaceront jamais. Les vies perdues ne seront jamais oubliées", a réagi ce lundi matin le Premier ministre belge Alexander De Croo après les images de dizaines de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev. Selon la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes, qui s'en sont retirées pour se redéployer vers l'est et le sud.

"Ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis. La Belgique soutient pleinement la Cour pénale internationale dans son important travail à venir", a poursuivi Alexander De Croo, faisant référence à l'appel du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki à créer une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe à Boutcha.  "Nous allons faire tout notre possible pour que ceux qui ont perpétré ces crimes de guerre ne restent pas impunis et puissent comparaître devant les tribunaux, dans ce cas précis devant la Cour pénale internationale, pour répondre de ces cas présumés de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et, pourquoi ne pas le dire également, de génocide", a également déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Le chef de la diplomatie japonaise Yoshimasa Hayashi a dénoncé des "actes de violence exceptionnellement cruels" près de Kiev, lors d'une visite à Varsovie.

 

L'Union européenne discute en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne, a indiqué lundi le haut représentant de l'UE Josep Borrell. L'unanimité entre les 27 est nécessaire pour l'adoption de nouvelles mesures. Le président français Emmanuel Macron a évoqué à la radio française des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole", mais n'a pas mentionné les achats de gaz, sujet de division entre les Européens. Selon lui, il existe des "indices aujourd'hui très clairs de crimes de guerre" et "il est à peu près établi que c'est l'armée russe" qui était dans cette petite ville. 

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