29.03.22
15:05

Procès du 13-Novembre: Abrini assure qu'Abdeslam a pris sa place pour les attentats

Le Belge Mohamed Abrini a assuré mardi au procès du 13-Novembre qu'il était "prévu" pour les attentats à Paris et Saint-Denis, contrairement à Salah Abdeslam qui avait finalement "pris sa place" quand il avait renoncé à participer.

"L'homme au chapeau", connu pour avoir abandonné son charriot d'explosifs lors des attentats à Bruxelles en mars 2016, a confirmé devant la cour d'assises spéciale de Paris qu'il aurait dû faire partie des commandos jihadistes qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis en 2015.

Deux mois plus tôt, en septembre, explique-t-il à la cour, il rencontre en Belgique le coordinateur des attentats Abdelhamid Abaaoud, futur tireur des terrasses, qui sera tué cinq jours après le 13-Novembre par les forces de l'ordre.

"Il me dit +tu vas faire partie d'un projet+". A l'époque, "je sais pas que c'est le Bataclan, je sais pas que c'est la France", assure Mohamed Abrini. "Je dis pas oui, je dis pas non, je dis rien" et "je reprends ma vie", poursuit-il.

Plus tard - la cour ne parvient pas à établir quand malgré ses questions répétées -, il prévient Brahim Abdeslam, le frère aîné de Salah Abdeslam, qui se fera exploser dans un bar parisien, qu'il ne participera pas à l'attaque: "je ne peux pas, aller tuer des gens comme ça dans la rue", répète-t-il depuis le box. 

Alors, et comme il y a "un gilet explosif en plus", "une kalachknikov" en plus, Brahim Abdeslam "s'est tourné vers son frère", soutient Mohamed Abrini.

Il assure que Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos, n'était pas prévu dans le plan initial.

"Moi je savais que Salah Abdeslam, jamais il le ferait. J'ai vu les gens déterminés...", dit encore Mohamed Abrini. "Je dis pas ça pour le défendre, je m'en fous".

Son interrogatoire se poursuivait dans l'après-midi. Celui de Salah Abdeslam est prévu mercredi et jeudi.

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