28.03.22
10:50

Plan de relance wallon: accord entre FGTB, UWE et gouvernement

Ce lundi, le Gouvernement wallon et les représentants du monde patronal, syndical et environnemental ont signé une déclaration commune inédite en Wallonie. Au terme d’un processus de concertation, ils se sont entendus pour définir une série d’actions prioritaires au sein des mesures du Plan de relance de la Wallonie pour un montant de 2,5 milliards d’euros. Pour ces actions prioritaires, l’ensemble des parties prenantes seront impliquées dans la gouvernance et travailleront ensemble, avec le Gouvernement, à leur concrétisation. L’objectif annoncé: maximiser les retombées positives du plan de relance et accélérer la relance de la Wallonie.

 

 

Au terme d’un vaste processus de consultation de la société civile, le Gouvernement s’est doté d’un Plan de relance de la Wallonie. Ce plan, structuré autour de 5 axes stratégiques, compose la feuille de route du Gouvernement pour les prochaines années. Toutes ces mesures n’auront évidemment pas le même impact en termes de relance.

 

"Cinq axes stratégiques"

Le Gouvernement a décidé d’identifier avec les partenaires sociaux et environnementaux 4 programmes d’actions prioritaires déclinés en 42 projets du Plan de relance. Ces 4 programmes d’actions prioritaires représentent un montant total de 2,5 milliards, dont les thématiques sont :

  • Sortir de la précarité ;
  • Mener une politique économique et industrielle forte et durable ;
  • Renforcer l’indépendance et la transition énergétique ;
  • Former. Ces projets ont été choisis car ils sont considérés comme stratégiques, structurants et basculants au regard de leur potentiel en termes de création d’emplois de qualité, de valeur ajoutée et d’impact favorable sur l’environnement et le climat. 

Le Gouvernement mettra en œuvre ces projets prioritairement, que ce soit au niveau du calendrier, de la mobilisation des ressources humaines et des budgets.

 

Outre ces 4 programmes d’actions prioritaires, les partenaires ont tenu à identifier des projets, financés par l’UE, de la “Facilité pour la Reprise et la Résilience” qui leur paraissent prioritaires.

 

 

 

Un Comité d’action, composé notamment des représentants gouvernementaux et des parties prenantes, est constitué afin d’assurer le suivi de ces projets prioritaires. Il formulera des orientations sur le contenu et les modalités de mises en œuvre, et ce dans une démarche de « co-construction ». Pour chaque projet, l’administration, les cabinets ministériels et les représentants des partenaires sociaux et environnementaux travailleront de concert.

Le Gouvernement transmettra au Comité d’action l’état d’avancement des programmes et projets prioritaires ainsi que leur taux de consommation budgétaire. Sur cette base, le Comité d’action formulera des orientations sur le contenu et les modalités de mise en œuvre souhaitées pour les programmes et projets prioritaires, dans une démarche de « co-construction » entre les parties prenantes de l’accord. Il pourra également formuler des suggestions de réaffectation ou de renforcement budgétaire de projet au Gouvernement.

De leur côté, les partenaires sociaux et environnementaux s’engagent à travailler avec le Gouvernement pour favoriser la concrétisation et la mise en œuvre des projets prioritaires du plan, et ce au travers d’un dialogue social constructif.

 

"Collaboration constructive"

Le Gouvernement a lancé un appel à la collaboration constructive aux forces vives de la Région. Et il a été entendu. Le Gouvernement et les représentants du monde syndical, patronal et environnemental ont décidé d’initier un travail inédit et de veiller ensemble au renforcement de la cohérence et des effets structurants du Plan. Le Gouvernement et les parties prenantes ont donc défini un nombre limité de projets jugés prioritaires parmi les mesures du Plan de relance. Les parties prenantes seront pleinement impliqués dans la gouvernance de ces mesures prioritaires, dans une démarche de « co-construction ».

L’objectif commun du Gouvernement et des parties prenantes est de maximiser les retombées positives du Plan et de s’assurer que la société wallonne dans son ensemble, ses entreprises et les travailleuses et ses travailleurs en particulier, puissent bénéficier pleinement et prioritairement des investissements consentis par la Région et ce dans le respect des limites environnementales.

 

"Toutes ses forces vives"

"La Wallonie a besoin de toutes ses forces vives pour se redresser durablement. Ce n’est pas une tâche facile mais je me réjouis que les partenaires sociaux et environnementaux s’associent au Gouvernement pour mener à bien cet objectif. Je les en remercie. Nous n’arriverons à relancer notre Région que par le fruit de notre travail, et par la mobilisation de toutes les forces vives. Ne sombrons pas dans le défaitisme, restons confiants, enthousiastes et combatifs pour réussir cette lourde tâche", a indiqué Elio Di Rupo, Ministre-Président wallon.

 

Pour Jean-François Tamelini, Secrétaire général de la FGTB wallonne et Marc Becker, Secrétaire national de la CSC, "L'enjeu est fondamental. Cet exercice inédit de concertation a permis de dégager des priorités pouvant être basculantes pour la Wallonie. Cette possibilité de renforcer la cohérence du Plan de relance a incité les interlocuteurs sociaux à s'engager au côté du Gouvernement pour permettre aux travailleuses et travailleurs, mais aussi au monde de l'entreprise de participer pleinement à la réalisation de ces priorités. L’implication du monde du travail devra être une réalité. Nous prenons très au sérieux ce processus de co-construction. Les retombées du plan doivent permettre le redressement durable de la Région notamment en termes de création d’emplois de qualité et de sortie de la précarité".

 

Olivier de Wasseige, Administrateur délégué de l’UWE et Arnaud Deplae, Secrétaire général d’UCM ajoutent: "La Wallonie doit consolider son tissu d’entreprises par la création, le développement et l’accueil d’activités économiques au bénéfice de notre prospérité régionale et sociétale. Les programmes d’actions prioritaires, qui recentrent le Plan de Relance, peuvent y concourir en créant des opportunités fortes et durables pour les entreprises, des plus petites au plus grandes, et pour les indépendants en Wallonie. Nous nous réjouissons que ces priorités aient été identifiées unanimement dans le cadre d’une concertation inédite, fructueuse, équilibrée et responsable des parties prenantes."

 

Pour Sylvie Meekers, Directrice générale d’IEW, "Il est plus que jamais nécessaire de travailler ensemble si nous voulons que notre région soit plus résiliente, non seulement face aux diverses crises qui l’ont frappée, mais plus fondamentalement face a la méta-crise environnementale qui commence à se faire sentir. Au delà d’un plan de relance, nous voulons voir, dans la proposition faite aujourd’hui, l’ébauche d’un véritable plan de transition vers une société prospère et juste qui s’inscrit dans les limites de notre planète.”

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