21.03.22
08:06

Ukraine: Zelensky voit en Jérusalem "le bon endroit pour trouver la paix"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dans la nuit de dimanche à lundi que Jérusalem serait "le bon endroit pour trouver la paix" en évoquant les négociations avec la Russie qu'il appelle de ses voeux.

"Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, essaie de trouver un chemin pour la négociation avec la Russie et nous lui en sommes reconnaissants. Pour tous ses efforts, afin que tôt ou tard, nous puissions commencer la discussion avec la Russie. Peut-être à Jérusalem. C'est le bon endroit pour trouver la paix. Si c'est possible", a dit le chef d'Etat dans une vidéo publiée sur Telegram.

Naftali Bennett a tenté de lancer une médiation entre l'Ukraine et la Russie, se rendant à Moscou pour rencontrer M. Poutine, peu après le début de l'invasion, et multipliant les entretiens téléphoniques avec M. Zelensky.

Volodymyr Zelensky a aussi ironisé sur les "propagandistes russes" qui ont "la tâche difficile", "parce que pour la première fois dans l'histoire, un président d'une nation étrangère s'est exprimé via un enregistrement vidéo à la Knesset et devant toute la nation d'Israël. Le président de l'Ukraine, qui est accusé de nazisme en Russie, a parlé à la Knesset, devant la nation d'Israël".

Le président russe Vladimir Poutine a traité les dirigeants ukrainiens de "néonazis" et a mis la "dénazification" de l'Ukraine parmi les objectifs de son offensive militaire lancée le 24 février.

M. Zelensky, lui-même d'origine juive, avait demandé dimanche à Israël de "faire un choix" en soutenant concrètement l'Ukraine face à la Russie, lors d'une allocution en visioconférence devant les députés du Parlement israélien.

Selon les médias israéliens, M. Bennett a rejeté à plusieurs reprises les demandes d'assistance militaire de Kiev.

Dans sa quête d'équilibre entre l'Occident et la Russie, l'Etat hébreu n'a pas rejoint le train des sanctions occidentales à l'encontre de la Russie et d'oligarques jugés proches du président Poutine, dont certains ont aussi la nationalité israélienne, à l'instar de Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea.

Israël s'est cependant engagé la semaine dernière à ne pas permettre à Moscou et aux oligarques visés de "contourner" les sanctions et va déployer cette semaine une clinique dans l'ouest de l'Ukraine.

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