02.03.22
07:19

Nouvelle-Zélande: la police tente d'évacuer le campement antivax

La police anti-émeutes a fait usage de gaz poivre mercredi face aux manifestants devant le Parlement néo-zélandais et a procédé à des arrestations pour mettre fin au campement dressé contre les restrictions sanitaires.

Des centaines de policiers ont été déployés dans les rues de Wellington avant l'aube pour dégager les artères autour du parlement occupées par les véhicules de manifestants depuis plus de trois semaines.

Mettant fin à une stratégie de non intervention, les forces de l'ordre équipées de boucliers se sont avancées vers les protestataires en criant "Bougez! Bougez!", démontant les tentes et commençant à transférer voitures et vans sur des camions.

Du gaz poivre a été utilisé contre les manifestants résistant à l'expulsion et des échauffourées ont éclaté.

La police a fait état de quelques personnes armées de fourches, mais a déclaré avoir "gagné beaucoup de terrain" au cours de l'opération, qui s'est poursuivie mercredi après-midi.

"Nous avons vu des tactiques (de la part des manifestants) aujourd'hui, notamment la pulvérisation d'extincteurs sur la ligne de police, le jet de peinture, au début nous avons vu des armes", a rapporté le commissaire Andrew Coster, annonçant trois blessés dans ses rangs et 36 arrestations.

La police a demandé aux habitants de Wellington de rester à l'écart de la zone.

La manifestation avait débuté dans la foulée des convois contre le pass vaccinal au Canada, s'opposant aux restrictions sanitaires.

Elle s'est ensuite muée en campement sur les pelouses du parlement et a agrégé une série de doléances avec quelques messages d'extrême droite, parmi des slogans anti-gouvernement et anti-médias. 

Face à la police, un homme a crié dans un haut-parleur: "Nous ne voulons pas être génétiquement modifiés!"

Des habitants de Wellington se sont plaints d'avoir été agressés par des manifestants parce qu'ils portaient des masques et les écoles et commerces proches du campement ont été fermés pour des raisons de sécurité.

La police a aussi signalé de mauvaises conditions sanitaires dans le campement, qui est devenu un foyer de Covid-19.

On a compté jusqu'à près de 3.000 personnes dans le campement, mais le chiffre est retombé à 300 ces derniers jours.

La police s'est dite inquiète par le fait que le noyau dur restant a montré une volonté de recourir à la violence.

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