17.02.22
16:24

"Le fédéral doit aider la Wallonie"

La Wallonie pourrait perdre 350 millions d'euros de financement européen à la suite des résultats belges en termes de croissance. Pour Pierre-Yves Dermagne, cela s'explique par les inondations de juillet, et le fédéral doit donc aider la Wallonie.

 

Au micro de Romuald La Morté,  Pierre-Yves Dermagne, Vice-premier ministre et ministre de l'Economie et du Travail, précise que c'est "parce que la Belgique a un niveau de croissance qui est supérieur à celui qui avait été envisagé dans les prévisions lorsque l'Europe a décidé des moyens à octroyer aux différents pays. Donc, ça part d'une bonne nouvelle. Si ce n'est qu'il y a un décalage entre régions au niveau de la reprise, dû particulièrement aux inondations en Wallonie qui ont fait perdre quelques points de PIB de produit intérieur brut. Ce qui a fait en sorte que l'activité économique soit au ralenti, redémarre moins vite que dans d'autres régions."


"Je pense qu'on doit en tenir effectivement en compte, donc on doit aider. Je plaide pour qu'il y ait une aide du fédéral par rapport à la Wallonie, pour tenir compte du ralentissement économique dû aux inondations. Il y a un geste important à faire. Le ministre-président Elio Di Rupo l'a évoqué au Parlement de Wallonie ce mercredi et je pense qu'il va prendre contact avec le gouvernement fédéral, avec le Premier ministre dans les prochains jours."

 

Concernant l'accord sur la réforme du marché du travail, le ministre socialiste estime que la semaine des 4 jours sans réduction du temps de travail n'est pas "un renoncement terrible. Parce qu'on continue à revendiquer une réduction collective du temps de travail, avec embauche compensatoire. Mais il n'y a malheureusement aujourd'hui pas de majorité pour l'obtenir. Et oui, bien entendu, ça reste une revendication majeure de la gauche, du Parti socialiste, et on continue à le faire. C'est d'ailleurs prévu dans l'accord de gouvernement d'évaluer les expériences pilotes qui sont menées çà et là, de manière insuffisante, et éventuellement de modifier la législation pour permettre ces réductions collectives de temps de travail au sein des entreprises."

 

 

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