17.02.22
08:19

JO-2022: les organisateurs dénoncent des "mensonges" à propos du Xinjiang

Le comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin a dénoncé jeudi des "mensonges" concernant la situation des droits de l'homme au Xinjiang et réaffirmé la position du gouvernement chinois par rapport à Taïwan. 

"Ces questions n'ont rien à voir avec les Jeux d'hiver, mais je me sens tout de même obligée de faire un bref commentaire", a déclaré Yan Jiarong, porte-parole du comité d'organisation Pékin 2022, en réponse à deux questions posées par des journalistes étrangers sur le Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane. 

"Les questions reposent en grande partie sur des mensonges. Certaines autorités ont déjà contesté ces fausses informations avec de nombreuses preuves solides", a-t-elle assuré.  

Des associations de défense des droits de l'Homme accusent Pékin d'avoir engagé depuis 2017 une répression systématique des Ouïghours et des autres ethnies musulmanes de la région, comme les Kazakhs. Elles reprochent au régime chinois d'avoir recours au travail forcé et à des stérilisations forcées et d'avoir enfermé plus d'un million de personnes dans des camps de rééducation.

Pékin conteste ce chiffre et explique qu'il s'agit de "centres de formation professionnelle" destinés à combattre le radicalisme islamiste, après des attentats attribués à des Ouïghours.

En décembre, les Etats-Unis, suivis par plusieurs autres pays dont la Grande-Bretagne, le Canada ou encore l'Australie ont décidé de boycotter diplomatiquement ces Jeux, pour dénoncer les violations des droits de l'Homme en Chine, notamment au Xinjiang. 

Ces pays n'ont pas envoyé de responsables officiels à Pékin même si leurs sportifs participent aux Jeux.   

Interrogée sur Taïwan, Yan Jiarong a affirmé que l'île "est une partie inaléniable de la Chine". "C'est un principe international bien reconnu", a-t-elle lancé.

Le régime communiste considère Taïwan comme une de ses provinces destinées à revenir dans son giron, au besoin par la force. Aux Jeux olympiques, le territoire est représenté sous le nom de "Taipei chinois".

Les sportifs ne peuvent pas défiler derrière le drapeau taïwanais lors de la cérémonie d'ouverture ni utiliser l'hymne national de l'île, au regard du statut particulier de cette dernière. 

"Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde", a insisté Mme Yan avant de conclure: "Nous sommes toujours contre l'idée de mélanger sport et politique".

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