11.02.22
11:08

Le convoi des libertés déterminé à paralyser Bruxelles

Le convoi des Libertés veut forcer le passage. Malgré l'interdiction des autorités, les manifestants de ce mouvement anti-mesures sanitaires veulent rallier Bruxelles lundi. Plusieurs convois sont partis de plusieurs régions de France et doivent arriver ce soir à Paris où ils sont également interdits avant de mettre le cap sur notre capitale. Des convois en provenance des Pays-Bas ou d'Allemagne sont également attendus. L'ampleur du convoi reste inconnu pour les autorités bruxelloises, comme l'a précisé ce matin sur le plateau de la Matinale Rudi Vervoort.

 

Plusieurs centaines de véhicules ont pris la route vendredi matin depuis Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) pour rallier Paris dans le cadre de la mobilisation nationale contre les restrictions sanitaires ou la cherté des carburants, a constaté une journaliste de l'AFP. Depuis mercredi, plusieurs convois de véhicules mêlant "gilets jaunes", réfractaires au pass vaccinal ou opposants au gouvernement ont quitté Bayonne, Perpignan, Lyon, Lille ou Strasbourg pour se retrouver dans la capitale, malgré l'interdiction de la préfecture de police. Après une nuit froide passée sur trois parkings de Châteaubourg, le cortège breton s'est ébranlé vers 9h00 en une longue file indienne de voitures, camping-cars ou camions, warning clignotant.

Interrogés par l'AFP, les gendarmes ont estimé que le convoi était composé de 250 et 300 véhicules   "Je veux surtout que ça se passe dans la bonne humeur, surtout qu'il n'y ait pas de forcing, ça me ferait chier que ça dégénère", a témoigné à l'AFP Lisa, une retraitée de 62 ans militante "gilet jaune". "Il faut juste qu'on nous voit, qu'on entende ce peuple qui veut vivre normalement et libre".

Le convoi s'étire sur plusieurs kilomètres et roulait à vitesse réduite en direction de la capitale, acclamé sur les premiers kilomètres par des sympathisants postés sur les ponts. La préfecture de police et le gouvernement ont promis la plus grande fermeté pour empêcher tout blocage de Paris par ces convois inspirés de la mobilisation qui paralyse la capitale canadienne Ottawa. "Si les gens veulent manifester normalement, ils pourront le faire. S'ils veulent bloquer la circulation, on interviendra", a averti jeudi soir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

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