03.02.22
19:22

Le parquet d’Anvers ouvre une enquête sur les cyberattaques de plusieurs ports belges

Suite à la cyberattaque de cette semaine sur le groupe Sea-Invest, le parquet d'Anvers a annoncé ouvrir une enquête et a déclaré avoir mobilisé la Computer Crime Unit de la police judiciaire fédérale. 

Sea-Invest a du fortement ralentir ses activités ce qui a entraîné des répercussions directes dans les activités du port d'Anvers et de Zeebrugge. Le port fluvial de Gand a également été affecté. 

Pour rappel, des cyberattaques ont également pris pour cibles des installations portuaires en Allemagne et aux Pays-Bas, poussant les autorités judiciaires à enquêter, notamment sur des soupçons d'"extorsion de fonds" au détriment d'opérateurs allemands du secteur pétrolier.

Selon un courtier spécialisé établi à Rotterdam (Pays-Bas), cette série de piratage informatique qui a commencé il y a plusieurs jours concerne en premier lieu des terminaux pétroliers, ce qui perturbe les livraisons dans plusieurs grands ports sur fond de flambée des prix de l'énergie.

L'agence de coopération policière Europol, interrogé par l'AFP à La Haye, a déclaré avoir offert son appui "aux autorités allemandes" à propos de ce piratage. 

Ce dernier vise Hambourg, la grande cité portuaire du nord de l'Allemagne, ainsi qu'au moins six terminaux pétroliers de ports belges et néerlandais, d'après De Morgen, qui a cité notamment Anvers et Amsterdam.

En Allemagne, le parquet de Hambourg a annoncé avoir ouvert une enquête contre X pour "extorsion de fonds" après la cyberattaque de terminaux pétroliers.

"Le point de départ de la procédure a été une plainte pénale déposée par une entreprise victime d'une attaque par rançongiciel", a dit le parquet à l'AFP.

Cette société, Oiltanking, filiale du groupe allemand Marquard & Bahls (stockage de pétrole), a confirmé avoir été "victime d'un cyberincident affectant (ses) systèmes informatiques".

L'incident a été découvert le 29 janvier et a entraîné le déclenchement de "plans d'urgence" chez Oiltanking et Mabanaft, autre filiale du même groupe, dont les activités d'"approvisionnement terrestre" en pétrole ont également été fortement perturbées.

"A ce stade il ne semble pas s'agir d'une attaque coordonnée" et les motivations sont "probablement crapuleuses", a fait valoir le Centre national de la cybersécurité aux Pays-Bas, assurant "suivre de près les développements". 

 

Partager cet article

En lien avec l'article