28.01.22
13:08

Marion Maréchal "réfléchis" à soutenir Zemmour

"Je réfléchis, aucune décision n’est prise", mais "si je soutiens Éric (Zemmour, NDLR), ce n’est pas juste pour passer une tête et dire coucou", a affirmé au Parisien jeudi soir Marion Maréchal, qui trouve que l'ancien chroniqueur du Figaro et de CNews "a fait beaucoup de progrès dans la posture, le ton, la gravité".

Marion Maréchal a développé jeudi auprès du Parisien, rappelant avoir dit être "pour l’union derrière le mieux placé. Mais on voit bien qu’on ne prend pas le chemin de l’union… Et je ne sais pas qui est le mieux placé". 

"Éric Zemmour a une marge de progression plus grande chez les classes populaires et les abstentionnistes que Marine Le Pen auprès des classes supérieures. Il est difficile de se défaire d’une image en politique", a ajouté l'ancienne députée du FN (devenu RN).

A l'automne, Marion Maréchal avait affirmé "plaider pour une candidature unique derrière le mieux placé" afin d'éviter deux candidatures à l'extrême droite qui "risquent de se court-circuiter".

L'ancienne élue FN ajoute dans le Figaro vendredi que "la cohérence, la vision, la stratégie font que je penche pour Éric Zemmour. C'est certain. Mais il y a un sujet familial". "Éric Zemmour se bat pour la disparition du cordon sanitaire entre la droite dite républicaine et nous. Marine Le Pen n'a jamais été pour la disparition de cette ligne de démarcation. Elle veut uniquement réussir à se mettre du bon côté", dit-elle.

L'ex-députée FN, enceinte de quatre mois, affirme aussi qu'elle "va refaire de la politique" et qu'elle envisage de se représenter aux élections législatives, dans le Morbihan ou dans le Vaucluse. "Ce qui est sûr, c'est que je ne retournerai pas dans le privé. Je vais refaire de la politique! J'étais très contente d'arrêter il y a cinq ans, mais là j'ai envie de retourner en politique", détaille-t-elle dans les colonnes du quotidien.

 

Eric Zemmour continue de battre la campagne de vendredi, à la rencontre d'agriculteurs avant un meeting dans le Loir-et-Cher, fief de l'ex-numéro deux de LR Guillaume Peltier qui l'a rallié début janvier, avant les eurodéputés issus du RN Jérôme Rivière et Gilbert Collard.

 

"Violent" pour Marine Marine Le Pen

Marine Le Pen a jugé vendredi "brutal, violent", que sa nièce Marion Maréchal songe à rejoindre son rival Eric Zemmour dans la course à l'Elysée, en insistant sur "l'aspect personnel" de leur relation et en assurant être "mieux placée" à l'extrême droite pour gagner.

"J’ai avec Marion une histoire particulière parce que je l’ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie, donc évidemment c’est brutal, c’est violent, c’est difficile pour moi", a réagi sur CNews la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, interrogée sur un éventuel ralliement de sa nièce à Eric Zemmour, après la défection la semaine dernière de deux eurodéputés.

Outre "l'aspect personnel", "c'est une incompréhension politique parce qu’elle (Marion) avait indiqué qu’elle soutiendrait celui qui est le mieux placé, et incontestablement je suis beaucoup mieux placée qu’Eric Zemmour puisque je suis donnée au second tour" dans les sondages, au coude-à-coude avec la candidate LR Valérie Pécresse, a ajouté Marine Le Pen.

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