28.01.22
15:56

Deux syndicats policiers acceptent l'accord de la ministre de l'Intérieur, la CGSP dépose un préavis de grève

La CGSP et la CSC disent non à l'accord proposé par la ministre Verlinden.

Ce vendredi, une réunion avait lieu entre les différents syndicats policiers et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden. Lors de cette réunion, deux syndicats policiers ont accepté l'accord de la ministre de l'Intérieur, mais la CGSP et la CSC disent non.

Les représentants des syndicats de police SLFP et SNPS et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden ont conclu aujourd’hui un accord intermédiaire sur une amélioration du statut de près de 48 000 policiers. Pour la première fois depuis la création de la Police Intégrée en 2001, une augmentation salariale structurelle est mise en œuvre, en moyenne de 5%, et les possibilités de carrière et les conditions de travail seront améliorées, annonce le cabinet de la ministre.

"Après 20 ans de stagnation, cet accord intermédiaire contribue à rendre la police plus attractive. En améliorant les salaires et les conditions de travail, nous valorisons de manière explicite le travail de la police et motivons tous les policiers à poursuivre leur travail avec beaucoup d'expertise et de dynamisme", a déclaré la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden.

Pendant cette réunion, la CGSP a réaffirmé sa position et estime que la proposition de revalorisation salariale de l’ensemble des membres du personnel de la police intégrée afin de rendre la fonction plus attractive est jugée insuffisante par la grande majorité de ses membres. 

"La crainte grandissante de perdre la garantie des droits acquis et notamment le protocole visant le dispositif de la non-activité préalable à la pension (NAPAP) pour les membres du personnel de la police intégrée est, à notre sens, contraire à la philosophie développée dans les attendus au Roi de l’Arrêté Royal puisque vous abordez la limitation des coûts et surtout l’optimalisation vers une activation supplémentaire du groupe cible concerné. A ce titre, la CGSP réclame un véritable dispositif d’aménagement de fin de carrière (congé préalable à la pension) garanti par un financement structurel fédéral pour TOUS LES MEMBRES de la Police intégrée." déclare dans un communiqué le syndicat.

La CGSP annonce déposer un préavis de grève nationale qui débutera à partir du 15 février. Un calendrier d'action sera prochainement élaboré. 

 

Le Contenu de l’accord :

1. Conditions salariales

Grâce un effort financier, les collaborateurs du cadre opérationnel, et notamment ceux dont les échelles salariales sont les plus basses, bénéficieront d'une augmentation salariale substantielle. Le personnel civil (CALog), et en particulier celui qui occupe des postes spécialisés, peut également compter sur une augmentation. Les aspirants inspecteurs, quant à eux, bénéficieront d'une augmentation de salaire nette de 140 euros par mois.

 

2. Conserver l'expertise

 

La police compte de nombreux policiers expérimentés qui ont des états de service extraordinaires. Leur expertise est d'une grande importance pour le fonctionnement des forces de police et inspire les jeunes générations. Il n'est pas souhaitable de laisser ces connaissances se perdre.

Le système de non-activité préalable à la pension de la police, qui a été développé à la suite d'un arrêt de la Cour constitutionnelle, reste un droit individuel. Toutefois, tous les bénéficiaires sont invités à rester actifs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge légal de la pension.

C’est pourquoi tout est mis en œuvre afin d’offrir aux employés qui ne recourent pas à ce régime la possibilité d’effectuer d’autres tâches, et donc de continuer à travailler après l'âge de 58 ans. Des postes suffisamment adaptés seront prévus à cet effet.

 

3. Bien-être au travail

La société est devenue plus complexe. Les besoins opérationnels sur le terrain et le déploiement de la police augmentent. Ceux qui optent pour un travail à la police choisissent un défi exigeant. C'est pourquoi, dans les années à venir, des efforts supplémentaires seront déployés pour parvenir à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et une carrière flexible.

Timing

Avant que le nouvel accord sectoriel ne puisse entrer en vigueur, cet accord intermédiaire sera encore approfondi et transformé en réglementation. La date prévue pour l'entrée en vigueur est le 1er janvier 2023.

Enfin, les négociateurs se sont engagés pour entamer des discussions sur de nouvelles améliorations quantitatives à partir de 2024.

 

 

 

 

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