26.01.22
18:28

Accord sur les règles de quarantaine dans les écoles: ce qui change

Les différents ministres en charge de la Santé et de l'Education se retrouvaient mercredi matin pour discuter d'une éventuelle adaptation des règles sanitaires dans les écoles, devenues difficilement applicables avec la diffusion d'Omicron. Aucun accord n'avait été trouvé. La réunion a donc été reportée à l'après-midi. Les ministres se sont réunis en fin de journée.

Les différents acteurs sont parvenus à un accord vers 18h40. Les classes ne devront plus fermer dès quatre cas covid. Les élèves et les professeurs pourront se rendre en cours, s'ils sont en bonne santé ou qu'ils ont effectué un autotest négatif, même s'ils sont contact à hauts risques. 


Les mesures

  1. Dans tout l’enseignement fondamental et secondaire et dans les crèches, l’emergency break ne sera pas appliqué. Localement, une classe, un centre d’accueil des enfants ou une crèche peut toujours être fermé si des circonstances spécifiques évaluées par le PSE, l'école et le MSPOC l'exigent.
     
  2. Dans le cadre du droit des enfants à aller à l'école ou à la crèche, la règle de quarantaine dans l’enseignement fondamental et les crèches est levée pour tous les contacts à haut risque que les enfants ont eu (selon les directives actuelles, il s'agit du foyer où l'enfant réside) et ce uniquement pour aller à l'école, dans les centres d'accueil pour enfants et les crèches. Cela n'est possible qu'à la condition que les écoles continuent à recommander vivement l'utilisation régulière des autotests chez les enfants.
     
  3. En ce qui concerne la Flandre : les CLB soutiennent les écoles dans leur réflexion sur le passage à l'enseignement à distance si cela est nécessaire pour des raisons d'organisation pédagogique. Ce faisant, ils se concentrent explicitement sur la préservation des droits d'apprentissage de tous les élèves. En ce qui concerne la Fédération Wallonie- Bruxelles, ce rôle est assumé par les autorités locales. En Communauté germanophone, ce rôle est assumé par les pouvoirs organisateurs.
     
  4. Dans l'enseignement secondaire et fondamental, la recherche des contacts au sein des écoles par les PSE n'a plus lieu. Selon les mêmes règles que pour les adultes, le suivi des contacts régulier chez ces jeunes pour des contacts en dehors de l'école se poursuit.
     
  5. La CIM Santé publique et les ministres de l'Éducation soulignent également l'importance d'une décision de l'OCC du 21 janvier 2022 concernant le baromètre, notamment la forte recommandation (aux parents) de prévoir des autotests pour les activités déjà prévues avec nuitée.

Pour le déploiement de toutes ces mesures, une attention particulière et approfondie doit être accordée à leur opérationnalisation, indiquent les autorités.

La mesure en matière de l’emergency break peut techniquement entrer en vigueur immédiatement. Pour les autres mesures, les modifications techniques entreront en vigueur le 3 février 2022.

En outre, toutes les mesures susmentionnées sont temporaires et seront revues dès que la situation épidémiologique le permettra.


Un taux d'absentéisme record

Les écoles ne s'en sortent plus. Les cas covid et les quarantaines se multiplient. Résultat : le taux d'absentéisme atteint des sommets et chamboulent l'apprentissage des élèves.

Dans l'enseignement catholique fondamental, on dénombrait ce mercredi 21,4% d'absentéisme chez les enseignants et 28% chez les élèves. Soit le double en une semaine. Une centaine d'écoles sont fermées et près de mille classes, parfois tout le niveau maternel ou primaire de l’école, soit 14,9% (contre 3,6% la semaine dernière). En secondaire, 17,5% des enseignants sont absents et 18,9% des élèves.

Dans l'enseignement officiel, depuis lundi, 21 implantations sont fermées, "record battu" Plus de 150 classes sont fermées. Sans compter les élèves absents dans les écoles ouvertes, ce qui n’est pas compilé. Plus de 1.000 enseignants sont à remplacer en cumulé, ce qui donne plus de 13/14 %, au minimum. L’augmentation devrait stagner désormais mais rester à un niveau élevé.

Pour retrouver un rythme scolaire plus normal, Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de la Santé publique (Vooruit) envisage de changer les règles de quarantaine dans les écoles. Il a proposé hier que les enfants ayant eu un contact à risque dans leur foyer ne soient temporairement plus contraints de se tenir d'office à l'écart de l'école.

 

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