25.01.22
11:18

La Grèce à l'arrêt suite aux chutes de neige

L'agglomération d'Athènes et une grande partie de la Grèce se sont réveillées mardi sous un épais manteau blanc après d'abondantes chutes de neige qui ont paralysé le réseau routier et contraint le gouvernement à décréter mardi jour chômé. Le transport maritime était également perturbé et les liaisons avec les îles suspendues en raison de forts vents.

Pendant toute la nuit de lundi à mardi, militaires, secouristes, policiers et pompiers ont assuré l'évacuation de centaines d'automobilistes, dont certains étaient encore piégés mardi matin dans leurs véhicules sur le périphérique d'Athènes, Attiki Odos, après des chutes de neige "exceptionnelles", selon la protection civile.

Couvertures, nourriture, bouteilles d'eau ont été distribués aux automobilistes dont nombreux ont dû abandonner leurs véhicules sur la chaussée recouverte de neige, alors que la température tombait en dessous de zéro. Quelque 300 automobilistes ont été transférés dans un hôtel près de l'aéroport international d'Athènes pour passer la nuit.

 

Le périphérique Attiki Odos, long de 70 km, ainsi que d'autres axes majeurs de la capitale restaient mardi fermés à la circulation. La Grèce, où les chutes de neige sont peu fréquentes, ne dispose pas d'un nombre suffisant de chasse-neige et autres engins de déblayage.

En raison de la paralysie de la circulation, et des températures négatives prévues par la météo, le gouvernement a décrété la journée de mardi "chômée", décidant de "suspendre" tous les services privés et publics, à l'exception des services indispensables, comme la police, les pompiers et les pharmacies.

Le parquet d'Athènes a ouvert une enquête pour rechercher les responsabilités des "perturbations et entrave à la circulation", selon une source judiciaire.

Le ministre de la Protection civile et du Changement climatique Christos Stylianides s'est "excusé" lundi pour les problèmes sur le périphérique qui dessert notamment l'aéroport d'Athènes, mais en a imputé la responsabilité à la société de gestion qui "n'a pas réussi à laisser ouvert cet axe très fréquenté".

De son côté, la société d'Attiki Odos s'est également excusée pour ces "incidents inédits" sur ce grand axe à péage, mais a souligné que "les problèmes de circulation ayant provoqué de gros embouteillages étaient dus soit à des pannes de véhicules, soit au manque d'expérience des automobilistes dont certains ont eu peur". Sur les deux principales autoroutes reliant Athènes au Péloponnèse (Sud) et à Thessalonique (Nord), les chaînes sont obligatoires, selon la police.

Trafic aérien suspendu à l'aéroport d'Istanbul

L'aéroport international d'Istanbul, le plus fréquenté d'Europe en 2021, restera fermé jusqu'à mardi après-midi tandis que la plupart des vols seront suspendus jusqu'à minuit en raison d'abondantes chutes de neige, ont annoncé mardi les autorités.

 

Suspendues depuis hier, les vols devaient initialement reprendre à 04H00 mardi, heure locale (02H00 HB) mais après évaluation de la situation, la direction de l'aéroport a reporté la reprise de ses opérations à 13H00 (11H00 HB), a-t-elle annoncé sur Twitter. La principale compagnie turque de transport aérien, Turkish Airlines, a néanmoins annoncé que ses vols à partir de l'aéroport d'Istanbul resteront suspendus jusqu'à mardi minuit (23H00 HB).

De nombreux passagers, bloqués à l'aéroport d'Istanbul, ont partagé sur les réseaux sociaux des images des foules dormant sur les fauteuils ou par terre dans les terminaux. Le second aéroport, Sabiha Gokcen, sur la rive asiatique, fonctionnait normalement malgré quelques retards.

La neige a commencé à tomber ce week-end sur la majeure partie de la Turquie, redoublant d'intensité dans la nuit de samedi à dimanche. Lundi, le gouvernorat (préfecture) d'Istanbul a mis en garde la population contre de nouvelles chutes de neige attendues en soirée, l'invitant à renoncer à prendre la route.  

Un millier d'avions se croisent chaque jour à l'aéroport "Istanbul Havalimani", situé sur la rive européenne à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest du centre-ville, près de la Mer Noire. Istanbul Havalimani a été inauguré en 2019 en remplacement de l'aéroport Atatürk, devenu, selon les autorités, trop exigu. 

Sa construction avait suscité de nombreuses polémiques, notamment sur les atteintes portées à l’environnement - il est en pleine campagne - et le choix de sa situation, près de la Mer noire, où un épais brouillard sévit fréquemment en hiver.

En 2021, Istanbul Havalimani a accueilli 37 millions de passagers, selon le ministère turc des Transports, ce qui en avait fait le premier aéroport d'Europe, connecté notamment à l'Asie centrale, au Moyen-Orient et à l'Afrique. C'est la première fois que le trafic y est suspendu depuis son ouverture, ont souligné les responsables de l'aviation civile.

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