24.01.22
14:18

239 interpellations après la manifestation de dimanche à Bruxelles

La police a annoncé lundi avoir procédé à 239 interpellations après la manifestation contre les restrictions sanitaires anti-Covid qui a dégénéré en violences dimanche à Bruxelles, où 11 personnes, dont trois Français, ont été placées en garde à vue.

Selon le bilan communiqué lundi par la police bruxelloise, il y a eu au total 228 arrestations administratives pour "trouble à l'ordre public". Ces personnes ont toutes été relâchées après avoir dû donner leur identité.

Mais 11 autres suspects ont été placés en garde à vue pour "détention d'arme, rébellion face aux forces de l'ordre et/ou dégradations", a précisé la police dans un communiqué. Parmi eux: "six Belges, trois Français, un Néerlandais et un Afghan", a-t-on souligné de même source.

 

 

A l'initiative notamment de l'organisation "Europeans United for freedom", créée par un Belge, un défilé a rassemblé quelque 50.000 personnes dimanche à Bruxelles, selon les autorités. Il s'agit de la plus grosse mobilisation dans la rue des opposants aux restrictions jamais enregistrée en Belgique depuis deux ans. Des centaines de manifestants étaient venus de pays voisins (Pays-Bas, Allemagne, France...).

Alors que la manifestation s'était déroulée dans le calme pendant trois heures, la situation a dégénéré une fois le cortège arrivé au pied des institutions de l'UE.

Selon la police, "400 à 500" personnes ont alors "délibérément cherché la confrontation" avec les forces de l'ordre, notamment en lançant divers projectiles et en incendiant du mobilier urbain. Les canons à eau et gaz lacrymogènes utilisés pour les disperser n'ont pas empêché des petits groupes de poursuivre les affrontements.

Des policiers anti-émeute, bombardés par des barrières métalliques et des poubelles en feu, ont dû fuir dans une bouche de métro pour se réfugier en sous-sol. Ces violences sont "totalement inacceptables", certaines images sont "hallucinantes", a dénoncé lundi la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden sur la radio publique flamande.

Elle a précisé que les fauteurs de troubles belges étaient issus de l'extrême droite, mais aussi de l'extrême gauche. Parmi les 239 interpellés au total, la police a dénombré 14 Français, neuf Néerlandais, trois Allemands ou encore deux Polonais.

Datant d'avant la vague du variant Omicron, qui a conduit les autorités à prolonger les restrictions, la plus grosse manifestation d'opposants jusqu'à présent à Bruxelles avait rassemblé le 21 novembre 35.000 personnes, selon la police.

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