23.01.22
18:36

Retour sur le déroulé et les revendications de la manifestation d'aujourd'hui

Cinq manifestations anti-mesures, cinq séries d'émeutes, le rassemblement d'aujourd'hui a à nouveau tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Cette situation témoigne-t-elle d'une faillite des politiques sanitaires? Quelles étaient les revendications du jour ? Les violences auraient-elle pu être évitées?

Le point complet sur un dimanche agité dans la capitale avec Catherine Fonck, députée cdH à la Chambre et Thomas Destreille, journaliste LN24
 

Des heurts ont opposé dimanche à Bruxelles la police et des opposants aux restrictions liées à la pandémie de Covid-19, lors d'une manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes.

Selon les autorités, environ 50.000 personnes ont défilé dans la capitale, certaines venues d'autres pays européens. Il s'agit de la plus grand d'une série de manifestations dans la ville au cours des derniers mois.

Les affrontements ont éclaté près du siège de l'Union européenne, la police ayant utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants qui lançaient des pavés et des pétards.

Les participants à ce défilé portaient des pancartes critiquant le Premier ministre Alexander De Croo ainsi que le pass sanitaire, obligatoire pour accéder à de nombreux endroits. 

Des manifestations contre le CST - exigé pour accéder aux restaurants et aux événements culturels notamment - ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge. Certains des précédents rassemblements avaient déjà été marqués par des heurts avec les forces de l'ordre.

Les organisateurs, parmi lesquels les mouvements World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom, avaient invité des manifestants d'autres pays européens à participer dimanche. Des drapeaux néerlandais, polonais, français et roumains étaient visibles dans le cortège.

"Ce qui s'est passé depuis 2020 a permis aux gens de se réveiller", a déclaré Francesca Fanara, venue de Lille, dans le nord de la France. Fustigeant "une dictature sanitaire", Adolfo Barbosa, arrivé du Portugal, a déclaré que "cela réchauffe le coeur de voir ces gens ici".

Cette manifestation intervient alors que certains gouvernements s'acheminent vers une réduction des restrictions sanitaires, malgré la persistance du variant Omicron du Covid-19 qui provoque un nombre record de contaminations. Omicron est désormais dominant dans l'Union européenne et dans l'Espace économique européen, a annoncé l'agence de santé européenne vendredi.

La semaine passée, plus de 60.000 personnes ont été contaminées chaque jour en Belgique, un vague qu'Alexander De Croo a qualifié de "tsunami" lors du dernier Codeco. Mais les effets moins délétères du variant Omicron et un taux élevé de vaccination ont permis au système de santé d'être moins sous pression que lors des précédentes vagues. 

Dans ce contexte, le Premier ministre a annoncé vendredi que les restaurants et les bars pourraient allonger leurs horaires d'ouverture - les discothèques resteront, elles, fermées.

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