19.01.22
16:53

"Pas de solution miracle" pour soulager les écoles du poids sanitaire en Belgique

Les mesures sanitaires font exploser l'absentéisme et le secteur sonne l'alarme.
Caroline Désir s'est entretenu avec les acteurs de l'enseignement à ce sujet, mais réaffirme qu'il n'existe pas de "solution miracle face au variant Omicron"

On l'apprenait aujourd'hui via le baromètre de l’absentéisme dans les écoles de Fédération Wallonie-Bruxelles, les absences sont légion ces derniers temps. Chz les directeurs, professeurs et élèves, on observe une augmentation globale de l'absentéisme.


"Il faut sans doute considérer que la situation est d’ores et déjà quasiment critique dans la perspective d’une organisation soutenable des écoles" alarme Etienne Michel, directeur général du Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique (Segec). 

Cet après-midi, la Ministre de l'Enseignement, Caroline Désir a échangé avec les fédérations de pouvoirs organisateurs et Wallonie-Bruxelles Enseignement au sujet de la détérioration rapide de la situation dans les écoles. 

Selon le communiqué de presse faisant suite à cette réunion :

"La piste d’une mobilisation de l’inspection et des conseillers au soutien et à l’accompagnement a été évoquée lors de cet échange et il a été convenu que chacun la creuse à son niveau. La restauration des essentiels a également été abordée pour faire diminuer la pression sur les directions, les équipes éducatives et les élèves. Enfin, la Ministre s’est engagée à réduire au strict minimum indispensable les sollicitations adressées aux directions d’écoles par les services de l’administration, afin de leur permettre de se concentrer sur la gestion de crise."

Cependant aucune décision d'assouplissement des mesures n'est en vue selon la conclusion de ce communiqué:

Caroline Désir "tient toutefois à souligner qu’il n’existe malheureusement pas de solution miracle face à un variant dont la contagiosité déstructure l’organisation de toute la société, en Belgique comme à l’étranger. Les directions font face à la situation avec professionnalisme, comme c’est le cas depuis le début de la crise, mais il n’est pas attendu d'elles qu’elles accomplissent l’impossible : si les apprentissages doivent être poursuivis partout où les conditions le permettent, rappelons qu'en dernier recours, les circulaires permettent toujours de prononcer une fermeture organisationnelle de quelques jours pour ensuite repartir sur de bonnes bases."

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