18.01.22
08:03

"Aujourd'hui c'est surtout la quête de sens dans le travail qui est la principale préoccupation"

Marie-Hélène Ska, Secrétaire Générale du Syndicat Chrétien, était l'invitée de Martin Buxant dans La Matinale.

Marie-Hélène Ska, Secrétaire Générale du Syndicat Chrétien, était l'invitée de Martin Buxant dans La Matinale.

Elle est revenue sur la réunion d'hier des partenaires sociaux qui avait pour but de proposer des mesures face aux potentielles absences dans le secteur professionnel, provoquées par l'émergence du variant Omicron. 

"Nous avons constaté qu'il n'y avait pas d'augmentation significative des contaminations. La situation est sous contrôle dans les entreprises. Il ne faut pas crier pas au loup". La plupart des entreprises ont prévu des solutions dans ce genre de cas".

Les conditions de travail sont fortement touchées et la santé des travailleurs est devenue une question majeure dans le débat public depuis la crise sanitaire. Selon une récente enquête de prévention, "30% de la population ne va pas bien" d'après Marie-Hélène Ska. "On veut presser un peu plus le monde du travail, on ne vit pas que pour travailler". 

"Aujourd'hui c'est surtout la quête de sens dans le travail qui est la principale préoccupation".

Sur le télétravail, elle juge la situation préoccupante. "Les personnes n'en peuvent plus, elles ont décroché de la vie au travail. 

Elle précise que le Syndicat Chrétien recommande le plus possible le travail en présentiel "seulement si les conditions le permettent". "2 a 3 jours par semaine de télétravail semble être la bonne dose en fonction du secteur, et de l'âge"

Et du coté des employeurs ? " Il y a une forme d'indulgence de leur part. La difficulté se trouve des deux côtés, pour les travailleurs et les employeurs".

Au sujet de la vaccination, d'après la Secrétaire c'est le gouvernement qui doit décider. "On ne peut pas discriminer si la vaccination n'est pas obligatoire". 

Elle s'est ensuite exprimée sur le prochain Codeco qu'elle juge encore nécessaire. "Il faut que le parlement puisse se saisir de la loi pandémie; ceci dit gérer la crise au quotidien nécessite le pouvoir de l'exécutif" 

L'interview en intégralité est disponible ci-dessus

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