08.01.22
18:50

La Turquie appelle à éviter toute "provocation" avant les pourparlers USA-Russie

L'Otan, dont la Turquie est membre, juge qu'il existe un risque réel que la Russie envahisse l'Ukraine, après le positionnement de dizaines de milliers de militaires russes près de la frontière ukrainienne.

La Turquie a appelé samedi à éviter toute "provocation" avant les pourparlers la semaine prochaine entre la Russie et les Etats-Unis pour apaiser les tensions découlant de la présence militaire russe à la frontière de l'Ukraine.


L'Otan, dont la Turquie est membre, juge qu'il existe un risque réel que la Russie envahisse l'Ukraine, après le positionnement de dizaines de milliers de militaires russes près de la frontière ukrainienne.

Des diplomates américains et russes de haut rang doivent se réunir lundi à Genève (Suisse), après que la Russie a présenté une série de demandes à Washington et à l'Otan. La Russie rencontrera ensuite mercredi des représentants des 30 pays membres de l'Otan - la première rencontre de ce type depuis juillet 2019.

"Nous avons l'espoir que les tensions entre l'Ukraine et la Russie, entre la Russie et l'Otan, seront résolues par des moyens pacifiques", a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar lors d'une conférence de presse à Ankara. "N'aggravons pas les tensions, évitons les provocations".

Le ministre s'en est aussi pris à ce qu'il a estimé être un embargo sur les armes, "secret ou assumé", envers la Turquie de la part de ses alliés de l'Otan, sans nommer de pays précis.

"L'affaiblissement des forces armées turques signifie un affaiblissement de l'Otan", a-t-il dit.

Le Canada a bloqué ses exportations d'armes vers la Turquie en avril 2021, après avoir découvert que sa technologie de drones vendue à Ankara avait été utilisée par l'Azerbaïdjan lors de sa guerre contre l'Arménie.

Et en 2020, les Etats-Unis avaient frappé de sanctions l'agence turque d'armement, après l'achat par Ankara d'un système de défense antiaérienne russe.

M. Akar a ajouté que son pays était prêt à aider les autorités du Kazakhstan, confrontées à des manifestations contre la hausse du prix de gaz qui ont dégénéré en émeutes dans toute l'ex-république soviétique.

La Turquie cherche à renforcer ses liens avec les pays turcophones d'Asie centrale comme le Kazakhstan depuis la fin de l'URSS en 1991.

"Le Kazakhstan est un de nos alliés importants. Il faut la paix et l'ordre dès que possible", selon le ministre.

Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a déjà demandé l'aide de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire entre ex-républiques soviétiques dirigée par la Russie, qui a envoyé plusieurs milliers de soldats au Kazakhstan. 

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