08.01.22
13:26

En France, Hidalgo constate l'échec "pour l'instant" de son idée de primaire à gauche

La candidate socialiste Anne Hidalgo, qui avait proposé à ses concurrents à gauche de participer ensemble à une primaire en vue de la présidentielle, a constaté samedi l'échec "pour l'instant" de sa démarche, pointant en particulier l'écologiste Yannick Jadot.

"Cette proposition n’a pas pour l’instant fait l’objet d’un accord, ou dans tous les cas d’une reprise de volée pour avancer ensemble", a déploré la maire de Paris depuis Jarnac, où elle s'est recueillie devant la tombe de l'ancien président François Mitterrand (1981-1995). 

"J’ai entendu les propos de Yannick Jadot, et je l’ai dit, une primaire n’a de sens que si elle sert à avoir un candidat commun, un candidat unique et non à ajouter des candidatures. Evidemment si dans cette primaire, les Verts autour de Yannick Jadot ne sont pas présents, cela ne s’appelle plus une primaire, en tous les cas ce n’est pas cette primaire qui permettrait d’avoir ce candidat unique. Je le redis tant qu’il est possible de l’organiser, il faut l’organiser mais j’entends le refus, et je le regrette, que Yannick Jadot endosse", a-t-elle ajouté.

A trois mois de la présidentielle, la gauche hors-extrême gauche reste émiettée entre cinq candidatures -Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Arnaud Montebourg-, auxquelles il faut ajouter l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, qui "envisage" de se présenter mi-janvier et plaide elle aussi pour une primaire, une idée rejetée par Yannick Jadot et le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon.

Le collectif citoyen la "Primaire populaire" organise, lui, du 27 au 30 janvier une "investiture populaire", qui se déroulera avec ou sans le consentement des candidats, avec en jeu le soutien des centaines de milliers d'inscrits (actuellement plus de 300.000).

"A chaque fois, ma famille politique a su fédérer. Il est de ma responsabilité de tenter le rassemblement, bien sûr pas n’importe comment, pas sur n’importe quoi", a de nouveau plaidé Mme Hidalgo samedi, ajoutant que "dans un contexte dans lequel notre pays subit de plein fouet cette dépolitisation extrêmement néfaste pour la démocratie, j’ai proposé que ce rassemblement puisse se faire à travers un processus clair, transparent, devant nos concitoyens : celui d’une primaire en appelant les différents candidats, au moins ceux qui veulent gouverner ensemble, à se réunir et à accepter le verdict d’une élection avant l’élection".

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