05.01.22
14:21

Washington condamne le tir d'un projectile par Pyongyang et appelle au dialogue

Selon l'armée sud-coréenne, Pyongyang a tiré ce qui est "présumé être un missile balistique" dans la mer située à l'est de la péninsule vers 08H10 heure locale

Les Etats-Unis ont condamné mercredi le tir par la Corée du Nord d'un projectile non identifié en mer, qui pourrait être un missile balistique selon l'armée sud-coréenne, appelant Pyongyang à des discussions.

"Ce tir viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et représente une menace pour les voisins de la Corée du Nord et la communauté internationale", a dit un porte-parole du département d'Etat américain.

"Nous restons attachés à une approche diplomatique envers la Corée du Nord et l'appelons à engager le dialogue", a-t-il ajouté.

Selon l'armée sud-coréenne, Pyongyang a tiré ce qui est "présumé être un missile balistique" dans la mer située à l'est de la péninsule (mer du Japon, ou mer de l'Est selon l'appellation coréenne) vers 08H10 heure locale (23H10 GMT mardi).

"Les services de renseignement sud-coréens et américains l'analysent attentivement pour obtenir plus de détails", ont indiqué les chefs d'état-major interarmées de la Corée du Sud dans un communiqué. 

Le porte-parole du département d'Etat américain a souligné que l'engagement des Etats-Unis à défendre la Corée du Sud et le Japon était "à toute épreuve".

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et le ministre de la Défense des Etats-Unis, Lloyd Austin, ont déjà prévu de s'entretenir jeudi, à distance, avec leurs homologues japonais pour des discussions de routine liées à la sécurité.

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Tokyo, Rahm Emanuel, doit se joindre à ces entretiens.

L'administration du démocrate Joe Biden a dit à plusieurs reprises être ouverte à des discussions avec la Corée du Nord. Pyongyang a jusqu'à présent rejeté ces offres, accusant Washington de mener des politiques "hostiles".

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a rencontré trois fois l'ex-président républicain Donald Trump, qui se vantait d'avoir prévenu un conflit mais qui avait échoué à parvenir à un accord global pour mettre fin au programme nucléaire nord-coréen.

Partager cet article

En lien avec l'article