25.12.21
16:32

"La culture n’est pas le problème mais la solution", affirment les recteurs d'universités

Dimanche 26 décembre, la culture doit refermer ses portes. Une mesure décidée au comité de concertation qui fait bondir au sein même du gouvernement. Mais surtout les acteurs de terrain, qui se sentent sacrifiés. Cinémas, théâtres et salles de concerts, ils sont nombreux à vouloir ouvrir malgré tout. Un acte de désobéissance civile qui met les bourgmestres dans l'embarras.

Dans la suite des vives réactions suscitées par la décision gouvernementale de fermer les théâtres, les cinémas et les salles de concert, les recteurs et rectrices des universités francophones souhaitent rappeler que la culture n’est pas le problème mais la solution.

"Alors que la culture est souvent jugée trop éloignée des besoins premiers comme des défis économiques et sociétaux, elle s’avère être au contraire un puissant moyen pour sortir de la souffrance et de la crise. Plus que jamais, il faut rappeler que la culture n’est pas ce luxe qui s’ajoute au bien-être économique et sanitaire.

Prétendument située à la marge de nos sociétés, du côté des seuls loisirs, elle est au cœur de nos vies. On peut même dire qu’elle est un besoin vital, car elle contribue à donner du sens à nos existences, surtout quand ces dernières sont ébranlées.

La culture nourrit le débat, apporte de la nuance, encourage l’ouverture à la différence et à la diversité, contribue à la compréhension de la complexité. Tout comme l’enseignement et la recherche, elle concourt à l’émancipation de l’être humain et à l’acquisition par celui-ci de son autonomie intellectuelle, socle de toute démocratie et horizon de toute université. Pour toutes ces raisons, les recteurs et rectrices des universités francophones apportent tout leur soutien au monde culturel qui ne peut être la variable d’ajustement dans la crise sanitaire que nous traversons.",

expliquent ce samedi les recteurs et rectrices des institutions universitaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Pas d'impact ?

De son côté, le microbiologiste Emmanuel André a indiqué que "la fermeture isolée du secteur de la culture ne va pas changer le cours des choses. La dynamique de ce qui est en train de se passer est trop forte. Cette décision n'aura donc qu'un impact négligeable sur l'évolution de la vague Omicron."

Des communications qui se multiplient alors que le variant Omicron serait déjà dominant en Belgique.

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