22.12.21
14:47

L'Angleterre réduit à sept jours la période d'isolement pour les cas positifs

Le gouvernement britannique a réduit mercredi de dix à sept jours la période d'isolement en Angleterre pour les personnes vaccinées ayant contracté le coronavirus, en pleine flambée des cas d'Omicron et à deux jours du réveillon de Noël.

À partir de mercredi, les personnes qui disposent de deux tests antigéniques négatifs réalisés au sixième et septième jours pourront sortir de leur isolement. 

Cela permettra selon le gouvernement à plus de personnes de passer Noël en famille, sans risquer pour autant de transmettre le virus. Selon la Secrétaire d’État à la santé Gillian Keegan, "le risque est équivalent" de sortir d'isolement au bout de sept jours "si vous avez deux tests négatifs" par rapport à "attendre trois jours de plus dans votre chambre", a-t-elle indiqué mercredi matin sur Sky news. 

"Si vous avez été testé positif ou présenté vos premiers symptômes le samedi 18 (décembre), vous pourrez profiter de votre repas de Noël" en famille, s'est-elle félicitée sur Times Radio, "en supposant que votre test antigénique soit négatif les sixième et septième jours". 

Cet assouplissement des règles intervient alors que le Royaume-Uni, pays parmi les plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 147.000 morts, fait face depuis quelque temps à une flambée des cas (+90.629 mardi) due au très contagieux variant Omicron. 

Pour autant, le Premier ministre britannique Boris Johnson a de nouveau écarté mardi toutes nouvelles restrictions en Angleterre avant Noël. 

Le Pays de Galles, qui comme chaque province britannique décide de sa politique sanitaire, a lui annoncé qu'à partir du 26 décembre, les groupes seraient limités à six personnes maximum dans les pubs, restaurants et cinémas. 

Le service devra se faire obligatoirement à table et les événements seront limités à 50 personnes dehors, 30 à l'intérieur, a précisé le Premier ministre gallois Mark Drakeford. 

Le ministre britannique de la Santé Sajid Javid a par ailleurs annoncé mercredi la signature de deux nouveaux contrats avec Merck et Pfizer, à qui le Royaume-Uni achète 1,75 million et 2,5 millions de comprimés supplémentaires de leurs antiviraux anti-Covid - respectivement le molnupiravir et le PF-07321332/ritonavir.

Les antiviraux agissent en diminuant la capacité d'un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie. Ces traitements par comprimés peuvent être pris à la maison et constituent une nouvelle arme essentielle dans la lutte contre la maladie.

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