19.12.21
07:47

Le Texas construit son propre "mur" à la frontière avec le Mexique

Une mesure "nécessaire pour une seule et unique raison: l'administration Biden a échoué à faire son travail", a-t-il lancé Greg Abbott gouverneur du Texas.

Le Texas a commencé à ériger son propre "mur" - d'énormes barres en acier - à la frontière avec le Mexique, a déclaré samedi son gouverneur, le républicain Greg Abbott, en fustigeant l'administration Biden qui selon lui n'en fait pas assez contre l'immigration clandestine.

"Le Texas prend ce qui est réellement une mesure sans précédent de la part de n'importe quel Etat" du pays, a dit M. Abbott lors d'une conférence de presse, à savoir construire "un mur sur notre frontière pour sécuriser et sauvegarder la souveraineté des Etats-Unis ainsi que notre propre Etat".

Une mesure "nécessaire pour une seule et unique raison: l'administration Biden a échoué à faire son travail", a-t-il lancé depuis Rio Grande City, devant une grue et des barres en acier.

Le gouverneur, à qui sont prêtées des ambitions bien au-delà des frontières de son Etat, a dénoncé les "conséquences meurtrières" des politiques du président démocrate Joe Biden.

"Ce mur frontalier que vous voyez derrière nous est une réplique du mur frontalier que le président Trump a érigé. Même matériau, même concept", a-t-il ajouté.

La construction d'un mur "anti-migrants" à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis était l'une des principales promesses de campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle de 2016.

De longs tronçons ont été construits sous M. Trump, puis les travaux ont été stoppés sous Joe Biden. 

M. Abbott a assuré sur Fox News que son Etat avait été capable "d'aller aussi vite" dans la construction parce que la barrière est en train d'être érigée sur des terrains relevant du Texas ou appartenant à des propriétaires fonciers "qui en ont (...) marre de l'administration Biden".

Cette dernière est vivement critiquée pour sa gestion de l'immigration clandestine: la gauche reproche au président sa dureté, la droite conspue ce qu'elle considère être du laxisme provoquant un appel d'air migratoire.

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