17.12.21
12:13

En Flandre, les chômeurs longue durée devront effectuer des travaux d'intérêt général

C'est un des points de l'accord de coalition du gouvernement flamand qui fait le plus polémique. Hilde Crevits (CD&V), ministre de l'Emploi en Flandre a atteint un accord sur la mise en place d'un service communautaire obligatoire pour les personnes se trouvant au chômage depuis plus de deux ans. 

Dans la pratique, à partir de ce temps chômé, une collectivité locale proposera à ces personnes sans emploi une mission de travail de maximum 64 heures par mois. Si cette dernière est effectuée dans les règles, le chômeur gardera ses allocations et gagnera un bonus de 1,30 euros par heure prestée. 

Si le chômeur refuse d'effectuer ces TIG, il risque alors une perte pure et simple des aides qu'il reçoit. 

Les activités proposées seront proposées dans plusieurs secteurs (jardinage, aide dans les écoles, centres de vaccination, événements etc...).

Pour la ministre Hilde Crevits, il s'agit de maintenir des compétences sociales et comportementales dans un environnement de travail. Des compétences qui, selon elle, peuvent être perdues après deux ans de chômage. 

Philippe Muyters, ancien ministre de l'Emploi n'avais pas souhaité mener une telle réforme alors qu'un système d'emploi de proximité existait déjà. 

Le syndicat socialiste ABVV pointe du doigt le caractère contraignant de cette mesure et ajoute que certains chômeurs longue durée ont besoin d'un "soutien personnalisé" de par leur vulnérabilité.


Cela va " à l'encontre du principe du droit au travail et donc du droit au libre choix du travail. Juridiquement, c'est très imparfait" affirme Ides Nicaise, professeur à la KU Leuven et chercheur à HIVA dans une interview accordée à Vrt Nieuws.

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