17.12.21
08:27

"Au lieu d'avoir amené des alternatives concrètes en termes de mobilité, le gouvernement veut sanctionner les Bruxellois"

David Leisterh, Chef de groupe MR à Bruxelles, était l'invité de Martin Buxant

La mobilité à Bruxelles a été le point abordé en premier lieu ce vendredi. Et notamment, la proposition d'Elke Van den Brandt d'augmenter le prix des cartes de dérogation "riverain". Il passerait à 60 euros par an pour une carte et à 120 euros pour le second véhicule du ménage. Elle souhaite aussi réduire l'emprise du stationnement sur l'espace public, en favorisant le stationnement vers des espaces situés hors voiries.

David Leisterh s'oppose à ces propositions qui selon lui reviendrait à sanctionner le citoyen sans leur proposer d'alternatives. "Diminuer les emplacements de parking est une mauvaise idée car nous devons préserver les liserés commerciaux pour ne pas leur faire de mal. En attendant, la mobilité a été refinancée trois fois, et au lieu d'avoir amené des alternatives concrètes ces dernières années, on va sanctionner les Bruxellois".

Plusieurs villes européennes proposent déjà des alternatives aux voitures comme Amsterdam ou Rotterdam. "Là-bas, il y a des parkings de dissuasion. Ici il n'y en a pas", dénonce le chef de groupe MR à Bruxelles. "Le gouvernement bruxellois est en retard en termes d'alternative mobilité et maintenant c'est le Bruxellois qui doit payer", ajoute-t-il.

David Leisterh dénonce aussi qu'à Bruxelles, "il y a trop de classes moyennes qui s'en vont et nous devons la retenir. On voit aussi 3000 entreprises par an qui quittent La Capitale. Et la principale raison c'est la mobilité".

Selon le chef de groupe MR bruxellois, les priorités devraient être d'instaurer des primes efficaces pour pouvoir switcher vers un autre transport, ainsi que d'installer beaucoup plus de bornes de recharge (Il indique qu'il n'y en a que 160 à Bruxelles)

A propos de l'économie bruxelloise, et du marché de l'emploi, les chiffres montre qu'il n'y a que 15 % de chômage à Bruxelles, le taux le plus bas depuis 30 ans. "Ça reste trop haut. Dans certains quartiers, on compte jusqu'à 20 à 35 % de chômage", explique David Leisterh.

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