15.12.21
10:46

#balancetonbar: 610.000 euros débloqués pour un plan d'action

Suite aux faits de violences sexuelles dénoncés dans le cadre du mouvement #balancetonbar, le gouvernement bruxellois a engagé une concertation avec les membres du Conseil Bruxellois de la Nuit le 20 octobre dernier. Lors de cette réunion, "la situation spécifique dans le quartier du cimetière d'Ixelles mais aussi le problème général du harcèlement et des violences sexuelles dans la vie nocturne ont été soulevés afin de mettre en place des solutions concrètes et soutenues." Les membres du Conseil de la nuit ont proposé un plan d'action au gouvernement dans la foulée de cette réunion.

 

Sur cette base, le ministre-président Rudi Vervoort et la secrétaire d’Etat Nawal Ben Hamou pour le gouvernement bruxellois,  la ministre-présidente de la COCOF Barbara Trachte et les membres du Collège de la VGC (Commission communautaire flamande) Elke Van den Brandt et Pascal Smet se sont accordés pour débloquer un budget extraordinaire de 610.000 € pour la mise en place d’un plan d’action:

 

1. Rendre les établissements de nuit plus sûrs

La COCOF et la VGC développeront une formation en ligne disponible gratuitement en français, néerlandais et anglais afin que les établissements puissent faire former leur personnel en termes de sensibilisation, de prévention et d’intervention ou de mise en sécurité.

Un budget de 100.000 € (50.000 € COCOF – 50.000 €  VGC) est prévu pour ce module de formation. Le cahier des charges se fera en collaboration avec le Conseil Bruxellois de la Nuit et les expert·es en violence de genre et réduction des risques.

Parallèlement, les membres du gouvernement bruxellois, des collèges communautaires et du conseil de la nuit s’engagent à se revoir rapidement afin de discuter de la possibilité de prévoir des moyens budgétaires au profit du conseil de la nuit en vue de faire adhérer le plus d’acteurs du secteur à la Charte de la nuit existante et réfléchir à l’amélioration de celle-ci.

 

2. Informer les acteurs et le public de la nuit sur les services d’urgence et d’aide aux victimes

equal.brussels développera un support A4 autocollant en 3 langues reprenant les informations sur les services d’aide disponibles (CPVS, centres d’écoute et de soutien, numéros d’urgence) ainsi que les actions à entreprendre pour les personnes confrontées aux situations de harcèlement sexuel ou des violences sexuelles, notamment la règle des “5D” (distraire – déléguer – documenter – diriger – dialoguer), pour aider une victime et intervenir en toute sécurité.

Un budget de 10.000 € est prévu à cette fin. equal.brussels travaillera de concert avec le conseil de la Nuit et le secteur associatif féministe pour la conception, la production et la mise en place du support dans le secteur.

 

3. Renforcer le soutien financier au secteur associatif de prévention et de soutien

En 2022, equal.brussels lancera un appel à projets d’un montant de 200.000 € afin de renforcer les projets existants et accélérer la mise en place de nouveaux projets. Les projets communs portés par plusieurs operateurs seront privilégiés.

Pour la secrétaire d’état à l’égalité des chances Nawal Ben Hamou, "si le travail est déjà amorcé à l’initiative des pouvoirs publics et du secteur associatif (CPVS, www.violencessexuelles.be, cellules EVA, Modus Vivendi, Plan Sacha, #Safestival, Listen #United Against Harassment, le label Quality Night et le réseau  Safe ta night, SOS VIOL asbl , brochure ‘Petit guide illustré du respect dans la rue ou ailleurs’), il est indispensable d’aller encore plus loin et plus vite."

 

4. Sensibiliser le public aux problématiques du harcèlement

Une campagne de sensibilisation grand public sur le harcèlement sera menée conjointement par equal.brussels (200.000 €) et Bruxelles Prévention et Sécurité (100.000 €) au deuxième semestre 2022.

"Au-delà du secteur de la nuit, la problématique du harcèlement est récurrente à Bruxelles, qu’il soit perpétré dans l’espace public, dans le milieu professionnel ou sur les réseaux sociaux. Une sensibilisation plus générale de la population bruxelloise est dès lors indispensable", précisent encore Rudi Vervoort et Nawal Ben Hamou.

 

 

"L’objectif commun poursuivi par le gouvernement bruxellois, les collèges communautaires et le Conseil Bruxellois de la Nuit est de modifier en profondeur les comportements et les mentalités pour que les femmes puissent se sentir en sécurité partout à Bruxelles", souligne le gouvernement.

"La volonté de l’ensemble des acteurs de la nuit est unanime : travailler sur la nuit du XXIe siècle qui se doit d’être plus inclusive, sûre et bienveillante. Elle doit permettre à tous.tes d’évoluer dans des lieux festifs permettant à chacun·e d’être ce qu’il·elle est, sans être exposé·e à des risques de harcèlement, de racisme, de violence, de consommation de produits non désirés… Chaque opérateur·trice ou participant·e doit devenir acteur·trice de cette nuit plus sûre et adhérer à l’ensemble des valeurs de respect pour que la fête en soit d’autant plus belle et désirée par tous·tes", affirme le Conseil Bruxellois de la Nuit dans sa proposition adressée au gouvernement.

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