11.12.21
17:19

Nouvelle mobilisation d'ampleur contre la vaccination obligatoire en Autriche

Des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis samedi dans le centre de Vienne après déjà plusieurs week-ends de protestation dans le pays, pour dénoncer la vaccination obligatoire contre le Covid-19 et le confinement de ceux qui refusent toute injection.

Environ 44.000 personnes étaient présentes, selon des estimations communiquées par la police.

Au total, 24 rassemblements distincts étaient prévus dans la capitale autrichienne, le parti d'extrême droite FPÖ organisant notamment "une méga-manifestation" à deux pas du palais Hofburg.

Son chef Herbert Kickl a promis de poursuivre les actions jusqu'à ce que "le gouvernement soit dans le pétrin".

"Une honte pour notre pays", "Je ne suis ni un néonazi ni un hooligan, je lutte pour la liberté et contre le vaccin", "Non au fascisme vaccinal", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par la foule.

Il y a une semaine, plus de 40.000 personnes avaient déjà défilé à Vienne et autant le 20 novembre, juste après l'annonce d'un projet de vaccination obligatoire, unique à ce jour dans l'UE, pour lutter contre la pandémie.

Cette semaine, le gouvernement a dévoilé les détails: la loi s'appliquera à compter de février 2022 à tous les résidents autrichiens âgés de 14 ans et plus (sauf exemption pour raisons de santé).

La vaccination ne pourra pas être imposée de force, précise le texte, mais le refus d'une personne de s'y plier aura des conséquences légales, avec une amende initiale de 600 euros qui pourra monter jusqu'à 3.600 euros en cas de non paiement. 

Par ailleurs, si le confinement des vaccinés prend fin dimanche, les non-vaccinés demeurent eux interdits de sortie.

Pourquoi "exclure ceux qui ne sont pas vaccinés et en particulier les enfants? Je trouve que c'est une discrimination incroyable de ne plus pouvoir envoyer un gamin à la danse, au tennis ou encore à la piscine", a confié à l'AFP Manuela, 47 ans, venue de Basse-Autriche et elle-même "vaccinée deux fois". "Cela me rend vraiment triste".

"Nous pouvons avoir différentes opinions et valeurs mais vivre ensemble librement", abonde Analea, professeure de violon de 44 ans. "Ce n'est pas la direction qu'une société démocratique doit prendre".

 

AFP

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