09.12.21
15:31

Autorité de protection des données: "La Chambre ne fait pas son travail, il semble y avoir des accords que nous ne connaissons pas"

François De Smet  président de DéFI et député fédéral, était au micro de Romuald La Morté ce jeudi en marge de la séance plénière de la Chambre. Il a notamment réagi à la démission d'Alexandra Jaspar de la direction de l'Autorité de protection des données (APD). Une démission qui fait grand bruit après plus d'un an à donner l'alerte sur des dysfonctionnements au sommet de l'institution

 

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"La démocratie est en panne parce que la Chambre ne fait pas son travail", a réagi François De Smet. "La Chambre précédente, d'abord, a fait une erreur en nommant trois personnes qu'elle ne pouvait pas nommer, qui étaient dans des conditions d'incompatibilité. Et voilà un an que nous, mais aussi les autres partis d'opposition francophone, essayons de secouer la commission Justice et puis la plénière pour faire simplement constater ces incompatibilités. Nous avons déposé une proposition de résolution pour forcer la Chambre à constater ces incompatibilités. On ne peut que supposer qu'il y a une sorte d'accord de majorité pour protéger notamment monsieur Robben. Il semble que beaucoup de gens en ont besoin, parce qu'il est le seul, visiblement, à maîtriser un certain nombre de bases de données. Ça ne va pas."

"En plus, les deux lanceuse d'alerte, Mme Jaspar et aussi Mme Dereppe, sont, comme d'autres directeurs, sous le coup d'une menace de départ. Mme Jaspar a sans doute anticipé les choses pour ne pas être forcée vers le départ. Donc le message en plus, c'est qu'on ne soutient pas les lanceurs d'alerte. Et ça, c'est terrible. Mais nous n'arrivons pas à faire bouger la majorité sur ce sujet. Il semble y avoir des accords que nous ne connaissons pas. Je ne peux rien vous dire d'autre."

 

"On ne peut pas laisser des gens à la rue"

Concernant la crise de l'accueil à Bruxelles, "il n'est pas normal que la Ville de Bruxelles, mais merci à elle, se mette à réquisitionner des chambres d'hôtel pour loger des gens qui devraient être logés par Fedasil et par le fédéral, il y a un vrai problème", affirme De Smet. "C'est indigne. Ça ne veut pas dire que tous ces gens doivent après être acceptés mais ils ont le droit, pendant tout l'examen de leur demande d'asile, d'être accueillis dignement. C'est la loi, c'est une obligation. M. Mahdi devra répondre de cela. Ce n'est pas possible, on ne peut pas laisser des gens à la rue et on ne peut pas se reposer sur les pouvoirs locaux. Et heureusement qu'ils sont là pour faire le job."

 

"Bouchez s'agite mais il a perdu la partie"

A propos du nucléaire, le député fédéral rappele qu'à "partir du moment où Engie nous dit qu'il n'y a pas moyen de prolonger le nucléaire, qu'il aurait fallu qu'une décision intervienne avant la fin de l'année 2020 et qu'en plus, dans l'accord de gouvernement, on ne mentionne pas le taux de CO2 comme critère, on voit que politiquement, c'est très compliqué aujourd'hui de prolonger le nucléaire. Monsieur Bouchez s'agite beaucoup depuis quelques mois, mais on sent bien que c'est au mois d'octobre 2020 qu'il a perdu la partie. Et je le regrette parce que sur le fond, en effet, je pense que c'est une erreur et qu'il faudrait prolonger ces deux réacteurs."

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