08.12.21
08:26

Les Français font davantage confiance au secteur pharmaceutique depuis la pandémie, selon un sondage

L'image des laboratoires pharmaceutiques s'est améliorée depuis la pandémie, selon un sondage publié mercredi, et ce en dépit des résistances face aux vaccins anti-Covid.

Selon ce sondage réalisé par Ipsos pour la Fédération française des entreprises du médicament (Leem), 41% du grand public a désormais une opinion favorable du secteur. Quoique minoritaire, c'est toutefois 13 points de plus qu'en 2019 et 4 de plus que l'an dernier.

Chez les élus, qui représentent une catégorie des personnes interrogées, les opinions favorables grimpent à 67% (+28 points sur un an).

Par ailleurs, 60% de la catégorie grand public estime que les entreprises du médicament ont été efficaces pour gérer la crise sanitaire (contre 84% des médecins généralistes), selon ce sondage commandé à Ipsos par leur lobby.

Le grand public a également davantage confiance dans les entreprises du secteur, passant de 52% en 2019 à 62%.

Par ailleurs, les débats autour du vaccin, et en particulier du vaccin contre le Covid-19, "n'ont pas entaché (...) la confiance dans la vaccination au sens large, qui en sort même renforcée", souligne le sondage.

La confiance dans les vaccins - et pas uniquement ceux contre le Covid-19 - atteint ainsi un niveau jamais égalé, précise ce sondage, avec 80% du grand public se disant confiant (+12 points en un an), 96% des élus (+9 points) et 100% ou presque des professionnels de santé.

Quant au vaccin contre le Covid, il recueille des niveaux de confiance légèrement en deçà des vaccins en général: avec 71% de confiance pour le grand public, dont seulement 18% qui disent avoir "tout à fait confiance", et plus de 90% pour les élus, les médecins généralistes, les médecins spécialistes hospitaliers et les pharmaciens.

Toutefois, si l'image du secteur s'améliore globalement, les prix des vaccins et les profits engendrés sont parmi les faits les plus marquants de la pandémie cités par le grand public et les élus (7%).

Et les investissements dans le secteur du médicament sont considérés insuffisants pour faire face à une prochaine crise sanitaire par la majorité des parties prenantes.

Le sondage a été réalisé par internet et téléphone en septembre et octobre d'un échantillon de 2.000 Français représentatif de la population française adulte, ainsi qu'auprès de 211 élus, presque 600 professionnels de santé, 200 jeunes de 17 à 23 ans et plus de 1.000 salariés du secteur des médicaments.

Partager cet article

Partager cet article