03.12.21
13:15

"Le pic des admissions et des contaminations semble passé ou en vue"

Lors du point presse hebdomadaire du Centre de crise et de Sciensano, le virologue Steven Van Gucht a déclaré que "les chiffres de l’épidémie de coronavirus semblent avoir atteint un sommet pour l’instant". 

Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid, était en visioconférence dans notre édition spéciale Comité de concertation, il est revenu sur la situation épidémiologique actuelle de la Belgique. 

"Depuis quelques jours, on se rendait compte que le pourcentage d'augmentation était en train de fléchir lentement. (...) On estime que le lundi passé (22/11) aurait été le jour où le plus de contaminations auraient été détectées depuis le début de la pandémie. Au niveau des hospitalisations, on observe la même chose. On a l'impression, et ce sont les jours qui viennent qui nous le diront, qu'on a eu un pic d'admission jeudi passé. Pour les admissions et les contaminations, cela se ralentit très nettement et le pic est soit passé, soit en vue. Pour les soins intensifs, c'est moins évident, il nous faudra encore une dizaine de jours avant de l'atteindre (le pic)." 

Le porte-parole interfédéral explique ces diminutions dans les pourcentages d'augmentation des différents indicateurs par les mesures prises par le Codeco, il y a deux semaines. L'accélération de la campagne de 3e dose a sans doute aussi un impact, selon M. Van Laethem.

Il a également abordé la proportion de personnes vaccinées et non-vaccinées dans les hôpitaux du pays. 

"Il y a actuellement plus de vaccinés qui sont hospitalisés. On a un peu près 2/3 tiers de personnes vaccinées dans les hôpitaux. Cela est lié au fait que la proportion de vaccinés dans la population à risque est majeure, elle est de plus de 90% chez les personnes de plus de 65 ans. (...) Le vaccin reste extrêmement protecteur mais n'empêche pas les infections, et dans certains cas, les hospitalisations." 

Yves Van Laethem est ensuite revenu sur la situation en Flandre où la pression, due au Covid, est la plus forte, alors que le taux de vaccination de la population flamande est de 81%. Une situation qu'il explique, entre autres, par le relâchement des mesures sanitaires au Nord du pays.

"Ce sont les zones qui étaient le plus vaccinées. Ce sont peut-être celles, dans lesquelles, on a le plus abandonné les gestes barrières et on s'est comporté assez rapidement comme si le virus n'existait pas. Et donc, la transmission a pu se faire dans les personnes anciennement vaccinées ou non-vaccinées. Il paye un peu le prix de la croyance que le vaccin est une protection absolue. Mais ce n'est pas le cas, il faut garder les gestes barrières."

Dans le reste de l'interview, Yves Van Laethem aborde la 3e dose et le variant Omicron.

Retrouvez l'intégralité de cette intervention dans la vidéo en-tête d'article.

 

 

 

 

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