29.11.21
07:52

"La situation dans les écoles devient délicate, on espère tenir jusqu'à Noël"

Julien Nicaise, administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement, était l'invité de Romuald La Morté. 

Le patron de l'enseignement officiel en FWB était l'invité de Romuald La Morté. L'impact de la quatrième vague sur l'organisation des écoles du réseau officielle et sur la difficulté de suivre les recommandations d'experts aux avis divergents. 

Julien Nicaise reconnaît les difficultés liées au tracing, la fermeture ou non de classe selon des critères qui, de l'extérieur, peuvent paraître incohérents. "Concernant le tracing, les PMS ont joué un rôle au détriment de leur mission de base. Désormais, nous sommes revenus à un système classique (de tracing), or le dispositif de tracing est débordé. On prend sur nous, nous avons imposé des fermetures anticipées. Mais, il est vrai que parfois nous fermons, parfois pas: c'est pas simple pour les parents de s'y retrouver".

Choix politique

Si, depuis samedi, il est recommandé aux élèves de ne plus se mélanger, comme dans les cantines, on observe un retard des écoles officielles francophones par rapport à la Flandre dans les équipements sanitaires nécessaires. "On doit se doter de capteurs de CO2, dans les salles de prof, de gym. C'est obligatoire! Mais on ne peut pas acheter des milliers de capteurs en quelques jours. La priorité ce sont les lieux d'intersection (un budget de 3 millions d'euros a été débloqué, ndlr). Mais il est vrai que nous avons du retard. La Flandre a fait le choix plus vite que nous, c'est un choix politique qui n'a pas été fait chez nous, pour s'équiper de capteur de CO2". 

Julien Nicaise souligne l'importance de garder les écoles ouvertes. "Le respect des gestes barrières est compliqué et garantir un risque zéro est impossible. Il est indispensable de garder les écoles ouvertes, devoir garder un enfant des semaines entières a mis en difficulté de nombreuses familles. On le voit, en matière pédagogique, des élèves ont accumulé du retard difficile à combler. Les élèves les plus fragiles ont été impactés par l'hybridation." 

Priorité

Toutefois, la situation sanitaire pourrait remettre en question les priorités politiques en matière d'enseignement. "On ne peut pas garantir que nous ne fermerons pas les écoles. Mais, on peut dire que la volonté politique de garder des écoles ouvertes est une priorité". Il reconnaît toutefois que les écoles officielles se trouvent dans un contexte sanitaire compliquée. 

"On arrive dans une situation qui devient délicate. Sur 400 établissements (officiels, ndlr), un est fermé. Au total, une dizaine de classes est fermée. C'est encore gérable, mais la tendance est mauvaise. Le risque c'est que ça s'empire dans les quatre semaines qu'il nous reste, jusqu'à Noël. Les vacances scolaires permettent de faire diminuer la pression. Mais je pense que ces 4 semaines ne vont pas être simples. Cela va être difficile, j'espère que l'on pourra tenir."

Cette fin de quadrimestre devrait par ailleurs se dérouler sans session d'examens dans l'officiel. "Beaucoup d'écoles ne feront pas de sessions d'examens, cela permet de concentrer l'apprentissage durant le mois de décembre".

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