25.11.21
19:29

Les chauffeurs Uber continueront à bloquer le trafic à Bruxelles

Tant qu’ils n’obtiennent rien de concret, les chauffeurs titulaires d’une licence LVC (Location de Voiture avec Chauffeur), qui utilisent l’application Uber pour le transport rémunéré de personnes, maintiendront les actions visant à engluer le trafic à Bruxelles

Le front commun composé de l’Association Belge des Chauffeurs de Limousine (ABCL), de l’Union des chauffeurs Limousine Belge (UCLB) et de l’Union Syndicale Des Chauffeurs Privés (USCP), entrevoyait des avancées positives jeudi en fin de journée après une réunion avec le cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et l’annonce d’un accord sur le projet de réforme du secteur des services de transport rémunéré de personnes.

Mais les progrès sont cependant insuffisants à ce stade.

Le texte de l’avant-projet d’ordonnance adapté à l’accord trouvé jeudi pourra être soumis à brève échéance aux concertations et avis. Selon Rudi Vervoort, le texte instaurera un “cadre juridique sécurisé et fiable pour l’ensemble des professionnels du secteur (associations de chauffeurs, associations d’exploitants et plateformes) tout en assurant un service de qualité pour les usagers”.

Un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles rendu mercredi, reconnaissant comme illégal l’usage de l’application Uber, devrait entraîner l’immobilisation vendredi à 18h00 de quelque 2.000 chauffeurs qui travaillent avec l’application. 

Des centaines de chauffeurs paralysent la circulation automobile à Bruxelles depuis mercredi soir en roulant au pas.

En fin d’après-midi jeudi, les perturbations liées à cette opération escargot restaient majeures au niveau de la petite ceinture et de la rue de la Loi, ainsi que dans la rue Belliard et au niveau de l’entrée du tunnel Belliard, selon Mobiris, le service de surveillance du trafic de Bruxelles Mobilité. 

Vervoort “profondément touché par le désarroi des chauffeurs LVC”

Aux yeux du ministre-président bruxellois, cet accord apporte une réponse juridique “sécurisée et fiable” pour les professionnels des services de transports aux personnes et permet aussi d’assurer “un service de qualité et adapté aux nouvelles pratiques des clients et des usagers”. 

Par ailleurs, le gouvernement bruxellois a dit prendre acte de la décision rendue mardi par la Cour d’Appel de Bruxelles, à la suite de l’action introduite par Taxis Verts, à laquelle il n’était pas partie, et dont il n’a pris connaissance qu’indirectement mercredi soir. L’exécutif “cherche activement une réponse temporaire à la situation créée par l’arrêt et l’attitude de Uber, en l’attente de l’adoption de la réforme”.

Rudi Vervoort s’est quant à lui dit “profondément touché par le désarroi des chauffeurs LVC qui ne sont pas responsables de cette situation. C’est bien de la responsabilité d’Uber d’avoir laissé ce secteur se développer avec le risque juridique de voir ce dispositif interdit.

En 2015, on comptait 217 chauffeurs du secteur LVC, aujourd’hui on compte 1.191 véhicules LVC disposant d’une plaquette bruxelloise. Soit une augmentation de près de 848 %. Uber a induit ces acteurs en erreur. En effet, Uber X présentait le même risque juridique que Uber Pop, qui, pour rappel, a été condamnée à cesser ses activités en 2015", a jugé le ministre-président. 

Toujours de forts embarras de circulation 

De forts embarras de circulation ont été constatés en fin d’après-midi à Bruxelles à la suite de la manifestation des chauffeurs Uber, signale Mobiris, surtout au niveau de la Petite Ceinture, la rue de la Loi et l’entrée de la rue Belliard. Il est fortement conseillé d’éviter ces secteurs. 

Sur la Petite Ceinture, plusieurs tunnels ont été bloqués par les manifestants: le tunnel Madou direction Midi, les tunnels Arts-Loi et Trône dans les deux sens et les tunnels Tervueren, Cinquantenaire et Loi en direction du centre. 

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