17.11.21
19:26

La FEB, l'UCM et l'UWE s'opposent au retour de l'obligation du télétravail

Suite aux annonces du Comité de concertation de ce soir, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), l'Union des Classes Moyennes (UCM) et l'Union Wallonne des Entreprises (UWE), ont manifesté leur opposition à l'obligation du télétravail 4 jours par semaine annoncé par le Comité de concertation ce soir

Si la FEB estime que "l’extension de l’obligation du port du masque est une mesure efficace pour freiner la transmission du virus, combinée à l’application stricte du Guide générique pour lutter contre la propagation du COVID-19 au travail  devrait permettre de poursuivre l’activité économique sans interruption", l'obligation du télétravail serait une "fausse bonne idée". 

« L’introduction du télétravail partiel obligatoire n’apportera qu’un faible gain sanitaire, mais elle débouchera assurément sur un système d’enregistrement kafkaïen qui ne contribuera en rien à la lutte contre la pandémie. Continuer à miser sur la vaccination, le port du masque, la distanciation, la ventilation… aura en revanche un impact beaucoup plus important à très court terme. Ce qu’il faut ensuite, c’est une accélération de la troisième dose, un débat sur la vaccination obligatoire à l’avenir et une utilisation adaptée et plus efficace du CST, y compris sur le lieu de travail », déclare Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

L'Union Wallonne des Entreprises parle quant à elle d'une imposition "aveugle" du télétravail. 

"A aucun moment depuis mars 2020, les analyses scientifiques n’ont en effet révélé une hausse des contaminations sur les lieux de travail et ce n’était pas non plus le cas ces derniers jours. Rendre le télétravail obligatoire est donc une mesure inutile et aux effets indirects contre-productifs, à court, moyen et long terme. Il était parfaitement possible de poursuivre sur base des recommandations du Codeco puisque les entreprises respectent le guide sanitaire et que le télétravail n’a jamais cessé d’être fortement privilégié dans toutes les situations où il était possible." déplore l'UWE dans un communiqué de presse.

Même son de cloche du côté de l'Union des Classes Moyennes:  "La gestion du personnel est évidemment très compliquée avec ce système de yoyo. Dans les très petites structures, interdire sans discernement la présence des collaborateurs dans les entreprises peut paralyser le fonctionnement." déclare l'UCM. 



 

 

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