16.11.21
20:49

Le groupe État islamique revendique les attentats suicide en Ouganda qui ont fait au moins trois morts

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué mardi le double attentat suicide mené dans la capitale ougandaise Kampala, ayant fait au moins trois morts et une trentaine de blessés, et affirmé qu'il avait été mené par trois kamikazes.

Dans un communiqué diffusé sur ses chaînes Telegram, l'EI a affirmé que le premier attentat visait le quartier général de la police et que le deuxième avait eu lieu près du siège du Parlement qui devait se réunir.

Deux explosions, que la police a qualifiées d'"attentat", ont blessé plusieurs personnes mardi à Kampala, la capitale de l'Ouganda, théâtre de plusieurs récentes attaques à la bombe.

"Ce que nous pouvons dire, c'est que c'était un attentat; mais qui est responsable est une question qui fait l'objet d'une enquête", a déclaré à l'AFP le chef adjoint de la police ougandaise, Edward Ochom.

"Les explosions ont eu lieu près du quartier général de la police pour l'une et, pour l'autre, près de l'entrée du Parlement, toutes deux dans le quartier des affaires", a-t-il ajouté, précisant que les blessés avaient été hospitalisés.

La détonation près du QG de la police a détruit des vitres, tandis que celle du Parlement a mis le feu à des véhicules garés tout près, selon lui.

"Nous avons déployé une équipe" dans le secteur, a déclaré à l'AFP une porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise, Irene Nakasiita.

Kyle Spencer, directeur exécutif d'une ONG, a entendu les explosions. Il a décrit à l'AFP la panique ayant gagné les personnes se trouvant dans le quartier.

"La route du Parlement est fermée, il y a des gens qui pleurent et les autres ne cherchent qu'à quitter la zone", a-t-il raconté. "Tout le monde évacue les immeubles de bureaux et les bâtiments sont verrouillés et personne ne peut plus entrer".

Après les explosions, le Parlement a annulé sa session prévue mardi, demandant à ses membres d'éviter le secteur "car les forces de sécurité travaillent dur à rétablir l'ordre".

Kampala a été visée en octobre par deux attentats, attribués par la police aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe rebelle musulman apparu en Ouganda et qui a fait souche depuis plus de 25 ans dans l'est de la République démocratique du Congo voisine, où il sème la terreur.

Les ADF sont présentés par le groupe Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale et en mars, les Etats-Unis les ont officiellement déclarées affiliés à l'EI.

L'explosion d'une bombe dans un restaurant de la capitale, le 23 octobre, a tué une jeune serveuse et un attentat suicide dans un bus près de Kampala, deux jours plus tard, a fait de nombreux blessés.

Les autorités ougandaises avaient indiqué qu'elles estimaient que les ADF préparaient une nouvelle attaque d'envergure. 

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