12.11.21
08:53

“On se fait rouler par la ministre Verlinden depuis des mois”

Thierry Belin, Secrétaire national du SNPS, le syndicat de la police, était l'invité de Martin Buxant.

La police envisage de mener des actions à partir de lundi, notamment dans les zones locales. Si on ignore encore quels types d’actions seront menés, elles sont le fruit de l’échec des discussions avec Annelies Verlinden, ministre de l’Intérieur. 

“Il y a un vrai ras-le-bol”, a lâché Thierry Belin, Secrétaire national du SNPS, sur notre plateau. “Les échelles barémiques n’ont plus évolué depuis 20 ans, aucune profession ne connaît ça. La Ministre avait promis d’augmenter les salaires, nous avons discuté durant des mois et finalement, il n’y a plus d’argent pour la police. Pire, on retire 100 millions d’euros pour la police fédérale et le plan d'aménagement des fins de carrière - la Napap - est, elle, en suspens”. 

“C’est un aveu d’échec, mais on ne nous laisse pas le choix. Verlinden a été sourde pendant des mois. On a été roulés”. Le métier de policier “est chaud, si vous me permettez. Quand on commence, on gagne 1.500 euros par mois. Pour les risques pris et les insultes reçues, c’est pas cher payé”. 

Les heures supplémentaires posent problème également, “elles sont commuées en jour de récupération”. Les syndicats dénoncent également le manque d’effectifs. “On nous avait promis un quota de 1.600 policiers par an. Or, il en manque 4.000, notamment au fédéral, qui est exsangue. On a coupé 100 millions d’euros pour la police fédérale, qui est en faillite virtuelle. Supprimer de l’argent, ça ne va pas améliorer les choses. Et ça se répercute sur le terrain, des missions ne peuvent plus être accomplies”.

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