27.10.21
08:06

"Les centrales au gaz sont une solution de transition"

Philippe Henry, ministre wallon du Climat, de l’Energie et des infrastructures, était l’invité de Martin Buxant.

Il a souligné l’importance de la poursuite du travail de la commission d’enquête inondation. “Le rapport a mis en évidence le déroulé des événements, que nos infrastructures ne sont pas préparées à faire face à de telles intempéries”. Aucun dysfonctionnement n’a cependant été relevé. “On doit se préparer à une répétition de ce genre de phénomène”. Pour autant, Philippe Henry a admis la difficulté à gérer ou anticiper ce type de “situation extrême”.

Quant aux responsabilités politiques éventuelles pointées du doigt par l'opposition, le Ministre pense “que ces événements ne se prêtent pas au jeu politique. Les conclusions ne sont pas encore tirées de tout. Le travail se poursuit, nous sommes face à un phénomène grave et complexe qui ne se prête pas à des jeux politiques”. 

“Nous devons avancer sur les deux volets: lutte contre réchauffement climatique et diminution des gaz à effets de serre. La Flandre a fixé des objectifs qui ne rejoignent pas le cadre européen. Nous devons nous organiser en interne en Belgique sur qui fait quoi. Nos ambitions sont intéressantes, nous sommes le 5e pays au monde en terme de production électrique off-shore.”

“Les ambitions décidées par les gouvernements belges, hors Flandre, sont plus élevées qu’il y a quelques années. On a les moyens de les atteindre. Nos entreprises développent des visions à long terme sur la décarbonisation”.

Philippe Henry milite pour un changement du système énergétique. “Nos centrales sont vieillissantes, leur prolongation de quelques années est ambigüe. Nos centrales vont mourir de leur belle mort, le choix du futur est le renouvelable. Les centrales au gaz sont une solution de transition, court-termiste. Elles vont être utilisées le moins possible, le temps de la montée en puissance du renouvelable".

Partager cet article