17.10.21
14:36

L'Iran reprend jeudi à Bruxelles les discussions nucléaires

L'Iran doit reprendre jeudi à Bruxelles les négociations avec les cinq pays encore parties à l'accord nucléaire de 2015, suspendues en juin, a affirmé dimanche un député iranien après une réunion au Parlement avec le chef de la diplomatie.

Ces négociations lancées en avril à Vienne ont lieu entre l'Iran d'une part, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l'Allemagne de l'autre, en présence de l'Union européenne (UE). Ces pays sont encore membres de l'accord de 2015 encadrant le programme nucléaire de l'Iran.

Les Etats-Unis, qui se sont eux retirés en 2018 de l'accord nucléaire, avaient participé de manière indirecte aux négociations de Vienne visant à sauver ce pacte.

"Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a déclaré que les pourparlers avec le groupe 4+1 commenceraient jeudi à Bruxelles", a indiqué à l'agence ultraconservatrice Fars le député Ahmad Alirézabeigui, présent à une réunion à huis clos du Parlement avec le chef de la diplomatie.

Par 4+1, le ministre fait allusion aux quatre pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -France, Royaume-Uni, Russie, Chine- et l'Allemagne.

Un autre député iranien a confirmé la reprise "cette semaine" des négociations suspendues en juin. La semaine commence samedi en Iran.

"Tout le monde a reçu un message clair et sérieux. Le gouvernement (iranien) entamera les pourparlers cette semaine sur la base de la loi de l'Action stratégique pour la levée des sanctions", a affirmé sur son compte Twitter le député Behrouz Mohebbi Najmabadi.

En vertu de cette loi votée en décembre 2020 par le Parlement, l'Iran a notamment restreint à partir de février l'accès des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à certaines de ses installations nucléaires tant que les sanctions américaines rétablies en 2018 contre l'Iran ne sont pas levées.

L'accord de 2015 a été conclu à Vienne entre la République islamique d'Iran et le Groupe 5+1 --Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne-- et l'UE. Il offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu'il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique.

Washington, sous la présidence de Donald Trump, a unilatéralement quitté l'accord en 2018 et rétabli les sanctions contre l'Iran que ce pacte avait permis de lever. En retour, Téhéran s'est affranchi des restrictions à son programme prévues dans le pacte.

Le successeur de M. Trump, Joe Biden s'est lui dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renouait parallèlement avec ses engagements.

Depuis des années, l'Iran dément chercher à fabriquer la bombe nucléaire mais a signé cet accord en échange d'une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie. 

Vendredi, le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell s'est dit "prêt" à recevoir à Bruxelles les dirigeants iraniens, à leur demande. Et le négociateur de l'UE chargé du dossier nucléaire, Enrique Mora, a effectué jeudi une visite à Téhéran.

 

AFP

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