14.10.21
17:42

Le nouveau calendrier scolaire est approuvé en Fédération Wallonie-Bruxelles

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, en première lecture, l’avant-projet de décret sur la réforme des rythmes scolaires dans l’enseignement obligatoire et dans l’enseignement artistique à horaire réduit, à partir de la rentrée scolaire 2022.

L’élément fondamental de cette réorganisation du calendrier scolaire annuel consiste à alterner des périodes de sept semaines d'apprentissage avec des périodes de deux semaines de congé. Ce modèle « 7/2 » est préconisé par les experts en chronobiologie dans la mesure où il confère le meilleur équilibre entre la durée des temps d’apprentissage et les temps de repos nécessaires au bon développement des enfants et des jeunes.

Dans les années à venir, l’école accueillera les élèves dès la dernière semaine d’août et organisera le temps scolaire par une alternance plus régulière des semaines d’apprentissage et des semaines de congés, jusqu’au premier vendredi de juillet. Suivant ce nouveau modèle, les calendriers scolaires ne seront plus strictement identiques d’une Communauté à l’autre.


Et les familles dans deux Communautés linguistiques ?

Compte tenu des difficultés organisationnelles que ces décalages peuvent susciter dans certaines situations très spécifiques, une mesure d’assouplissement du principe « 7/2 » a été prévue sans pour autant fragiliser la cohérence d’ensemble du système. Grâce à cette souplesse, les familles qui fréquentent deux Communautés linguistiques auront encore 10 à 11 semaines de congés en commun sur un total de 14 à 15 semaines de congés par an.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, toutes les périodes de congés compteront désormais deux semaines de repos.
Comme cela avait été convenu lors de l’adoption de la note d’orientation en mai dernier, des moyens ont été dégagés pour compenser les impacts sur l’accueil temps libre et sur les secteurs sport et jeunesse en concertation avec la ministre de l’Enfance Bénédicte Linard et la ministre de la Jeunesse et des Sports Valérie Glatigny.


Cet avant-projet de décret contient notamment une série de mesures d’accompagnement spécifiques à l’accueil temps libre. L’objectif poursuivi dans ce cadre par la ministre de l’Enfance est de permettre à ces temps non scolaires de prendre toute leur place en tant que troisième lieu de vie pour les enfants et ainsi jouer pleinement leur rôle pour leur bien-être, leur développement et leur émancipation.
 

Vers une négociation officielle

L’avant-projet de décret règle également une série de questions très concrètes découlant du changement de calendrier en matière de relations de travail et d’organisation concrète des écoles. Si certains de ces aspects sont encore appelés à évoluer au fil du parcours législatif du texte, cette approbation par le gouvernement constitue une première étape importante de la réforme des rythmes scolaires, confirmant son lancement officiel. Il sera d’ailleurs soumis très rapidement à la négociation officielle avec les acteurs de l’enseignement.

L’objectif est de déposer le texte au Parlement dans des délais permettant un vote dans le courant du mois de mars 2022. L’avant-projet confirmera les calendriers scolaires des deux prochaines années (2022-2023 et 2023-2024) et permettra à chacun d’anticiper du mieux possible ses activités.


La révision des rythmes scolaires constitue une des réformes les plus emblématiques du Pacte pour un enseignement d’excellence pour la réduction des inégalités scolaires grâce à une amélioration des conditions d’apprentissage et de l’accès aux activités extra-scolaires.


Parallèlement, un plan de communication vers les écoles, les membres du personnel et les familles, sera élaboré de façon participative avec les acteurs de l’enseignement et avec des représentants des directions, de façon à répondre au mieux aux besoins d’information de chacun.

Partager cet article

En lien avec l'article